DUERP Couvreur-Zingueur : risques, obligations et prévention
Le couvreur travaille en permanence en hauteur sur des toits pentus. Chutes mortelles, exposition aux intempéries et manutention de matériaux lourds caractérisent ce métier à très haut risque.
Tout savoir sur le DUERP en Couvreur-Zingueur
Vous dirigez une entreprise de couverture, de zinguerie ou d'étanchéité ? Le DUERP est une obligation légale dès le premier salarié, et la couverture est l'un des secteurs du BTP les plus exposés à des risques graves. Le secteur emploie environ 80 000 salariés dans plus de 20 000 entreprises artisanales, quasi-exclusivement des TPE de moins de 10 salariés. Les couvreurs-charpentiers représentent 40 % des décès par chute dans le BTP (données OPPBTP/CNAM), travaillant en moyenne à 5–12 mètres du sol sur des surfaces inclinées et glissantes. S'y ajoutent l'amiante (ardoises, fibrociment, joints de faîtage sur bâti avant 1997), le plomb (soudures de zinguerie), les fumées de bitume (HAP cancérogènes) et les risques thermiques extrêmes en toiture. Notre plateforme génère un DUERP couverture-zinguerie complet et conforme (IDCC 1596) en quelques minutes, avec les risques pré-cotés selon les données de sinistralité de la branche.
DUERP Couvreur-Zingueur — En bref
Vue d'ensemble des points clés de cette page
Le DUERP en Couvreur-Zingueur : une obligation légale depuis 2001
Le Document Unique est obligatoire pour tout employeur dès le premier salarié, conformément aux articles R4121-1 et suivants du Code du travail.
Document Unique obligatoire dès le 1er salarié
Toute entreprise de couverture employant au moins un salarié doit élaborer et tenir à jour un DUERP recensant l'ensemble des risques (chutes, amiante, plomb, TMS, bruit) et proposant un plan d'actions de prévention adapté.
Amende de 1 500 € (contravention de 5e classe), portée à 3 000 € en cas de récidive. En cas d'accident du travail grave ou mortel en l'absence de DUERP — risque très réel dans ce secteur à sinistralité élevée — le chef d'entreprise engage sa responsabilité pénale pour faute inexcusable, pouvant entraîner jusqu'à 3 750 € d'amende et 1 an d'emprisonnement.
Formation amiante SS4 obligatoire pour les travaux sur toitures anciennes
Tout couvreur susceptible d'intervenir sur des matériaux amiantés (ardoises artificielles, plaques fibrociment, joints de faîtage) doit détenir une attestation de compétence amiante sous-section 4, renouvelable tous les 3 ans, avec une VLEP fixée à 10 fibres par litre sur 8 heures.
Contravention de 5e classe et, en cas d'exposition avérée sans formation et sans EPI adaptés, mise en cause pénale pour mise en danger d'autrui. La CARSAT peut imposer des injonctions de mise en conformité immédiates avec arrêt de chantier.
Plan de Prévention et PPSPS pour les chantiers multi-entreprises
Toute entreprise de couverture intervenant sur un chantier soumis à coordination SPS doit rédiger un PPSPS avant démarrage, détaillant les risques spécifiques, les modes opératoires, les protections collectives contre les chutes et les procédures d'urgence.
Amendes de 5e classe et responsabilité civile en cas d'accident impliquant l'absence de PPSPS. La responsabilité peut être partagée entre l'entreprise de couverture et le coordonnateur SPS si ce dernier n'a pas exigé le document.
Conservation obligatoire pendant 40 ans
La loi Santé au Travail du 2 août 2021 impose la conservation du DUERP et de toutes ses versions successives pendant 40 ans, délai directement lié aux maladies professionnelles à longue latence : cancers de l'amiante (mésothéliome, 20–40 ans) et pathologies du plomb.
Non-conservation des versions successives du DUERP : responsabilité civile engagée en cas de maladie professionnelle à longue latence déclarée par un ancien salarié, impossibilité de reconstituer l'historique des expositions.
Mise à jour annuelle et après chaque modification significative
Les entreprises de 11 salariés et plus doivent mettre à jour le DUERP au minimum une fois par an ; pour toutes tailles d'entreprise, une mise à jour est obligatoire après tout changement significatif (nouveau type de chantier, accident, nouveau risque identifié).
Contravention de 5e classe. En cas d'accident survenant alors qu'une modification importante des conditions de travail n'avait pas été évaluée, la faute inexcusable de l'employeur peut être retenue.
Réglementation spécifique plomb — Exposition lors des travaux de zinguerie
Les zingueurs exposés au plomb (agent CMR, VLEP 0,1 mg/m³) lors de soudures à l'étain sur chenaux et gouttières doivent faire l'objet d'une évaluation d'exposition, de mesures de substitution si possible, et d'une surveillance biologique obligatoire (plombémie).
Amende de 3 750 € et 1 an d'emprisonnement (délit) pour exposition de travailleurs à un agent CMR sans mesures de prévention adaptées. En cas d'intoxication au plomb reconnue comme maladie professionnelle, la faute inexcusable engage la responsabilité civile de l'employeur.
Évolution de la réglementation
Décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001 : création de l'obligation du Document Unique d'évaluation des risques professionnels pour toutes les entreprises, dont les entreprises de couverture-zinguerie dès leur premier salarié
Renforcement de la réglementation sur la coordination SPS sur les chantiers du BTP : obligation de PPSPS pour les couvreurs intervenant sur des chantiers multi-entreprises — impact direct sur les entreprises de couverture
Décret n° 2012-639 du 4 mai 2012 : refonte de la réglementation amiante, création des sous-sections 3 et 4. Création d'un certificat de spécialisation « travaux sur matériaux amiantés liés à des éléments de couverture » spécifique aux couvreurs
Loi Santé au Travail du 2 août 2021 : conservation 40 ans obligatoire pour tous les DUERP (toutes versions successives), dépôt dématérialisé progressif, renforcement du suivi individuel renforcé pour les salariés exposés à l'amiante et au plomb
Déploiement du portail numérique de dépôt du DUERP selon la taille de l'entreprise. Décret chaleur 2026 : obligation renforcée d'intégrer le risque thermique estival (coup de chaleur, insolation) pour les travaux de couverture en toiture par forte chaleur
Pour en savoir plus sur vos obligations, consultez notre guide complet sur l'obligation du DUERP.
Les 10 risques professionnels majeurs en Couvreur-Zingueur
Tableau interactif des risques évalués par gravité et fréquence d'exposition. Cliquez sur les en-têtes pour trier.
| Risque | Situations | Actions à mener | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Progression sur une toiture en pente sans protection collective, mise en place ou démontage d'un échafaudage de pied, pose ou dépose de couverture en ardoises ou en tuiles depuis un toit en pente, accès ponctuels par échelle non sécurisée, travaux à proximité d'un bord de rive ou d'un bord de toit sans protection, rupture d'une plaque de couverture fragile (fibrociment dégradé, verre de lanterneau), travaux sur toiture-terrasse à proximité d'un acrotère bas | Très élevée4/4 | Quotidienne4/4 | Critique16/16 | Mettre en place des protections collectives périmétriques (garde-corps de rive) avant tout travail en toiture, installer des filets de sécurité sous la charpente pour les travaux de longue durée, former obligatoirement tous les compagnons au port du harnais antichute et à l'utilisation des lignes de vie, rédiger et appliquer un permis de travail en hauteur pour chaque chantier de couverture, vérifier le balisage de la zone de réception des chutes au sol avant tout démarrage | |
| Dépose de plaques de couverture en fibrociment lors d'une réfection de toiture sur bâtiment ancien (hangars agricoles, maisons des années 1960-1990), remplacement d'ardoises amiantées artificielles cassées, retrait de faîtières ou de rives en amiante-ciment, perçage ou découpe de plaques pour la pose de lanterneaux ou de sorties de ventilation, intervention sur des membranes d'étanchéité bitumineuses sur toiture-terrasse de bâtiments anciens | Très élevée4/4 | Fréquente3/4 | Critique12/16 | Exiger systématiquement le Rapport de Repérage Amiante avant Travaux (RAT) avant toute intervention sur un bâtiment construit avant le 1er juillet 1997, vérifier et renouveler les attestations de formation SS4 (ou le certificat de spécialisation couvreur amiante) de tous les compagnons tous les 3 ans, équiper les intervenants de demi-masques filtrants TM3P et de combinaisons jetables de type 5/6, mettre en place une procédure de décontamination avant de quitter la zone de travail, assurer la surveillance médicale renforcée des salariés exposés, éliminer les déchets amiantés dans des filières agréées (big-bags double peau) | |
| Transport de charges depuis le sol jusqu'au toit par échelle ou monte-charge, pose de tuiles lourdes (tuiles de Bourgogne : 5 à 6 kg pièce) en agenouillement prolongé sur lattage, pose de liteaux et de voliges sur charpente en position contraignante, installation de capteurs solaires photovoltaïques (modules pesant 18 à 22 kg) en toiture, acheminement de rouleaux de membrane d'étanchéité bitumineuse (25 à 40 kg) | Élevée3/4 | Quotidienne4/4 | Critique12/16 | Équiper chaque chantier de couverture d'un monte-matériaux mécanique ou électrique pour l'acheminement des matériaux lourds, imposer la règle du binôme pour toute manutention dépassant 25 kg en conditions normales (15 kg en pente ou sur échelle), former les compagnons aux techniques de port de charges adaptées au travail en pente, prévoir des genouillères ergonomiques pour le travail en agenouillement, organiser des pauses régulières lors des travaux de manutention intensive | |
| Travaux de couverture par température extérieure supérieure à 30 °C avec forte insolation, travail en toiture par vent fort réduisant la perception de la chaleur (dessèchement rapide), travaux de pose de membrane bitumineuse à la flamme (chalumeau bitume) en été, travaux de couverture en hiver par gel ou neige (risque de glissade aggravé), exposition prolongée au rayonnement UV sans protection pendant les mois d'été | Élevée3/4 | Quotidienne4/4 | Critique12/16 | Implanter obligatoirement le plan canicule dans le DUERP selon les recommandations de l'INRS (eau fraîche à disposition en permanence, pauses à l'ombre toutes les 45 minutes par chaleur extrême, début des travaux tôt le matin pour éviter les heures les plus chaudes, communication de la vigilance météorologique et suspension des travaux si alerte rouge canicule), fournir des crèmes solaires indice 50, des couvre-nuques et des lunettes UV à tous les compagnons, interdire les travaux de couverture par gel ou verglas | |
| Soudure à l'étain de raccords en plomb laminé sur chenaux et noues, réparation ou dépose de couvertures anciennes en plomb laminé (monuments historiques, bâtiments anciens), manipulation à mains nues de feuilles de plomb, travaux en espace semi-confiné (chéneau de toiture, gouttière en plomb sur bâtiment sans ventilation suffisante) | Élevée3/4 | Fréquente3/4 | Élevé9/16 | Évaluer le risque plomb conformément aux articles R4412-149 à R4412-168 du Code du travail, mesurer les niveaux d'exposition aux fumées de soudage, assurer la ventilation des zones de soudure (aspiration à la source ou ventilation générale), équiper les zingueurs de masques à cartouche filtrante A2P3 pour les opérations de soudage, instaurer des règles d'hygiène strictes (interdiction de manger et de fumer sans lavage des mains, douche de fin de poste si exposition significative), mettre en place la surveillance biologique obligatoire (plombémie) pour les salariés régulièrement exposés | |
| Découpe de tuiles béton ou de tuiles canal à la meuleuse d'angle (>95 dB), clouage pneumatique de liteaux sur charpente (>90 dB), utilisation prolongée d'une visseuse à percussion pour la fixation de panneaux de bardage ou de voliges, travaux à proximité d'une scie circulaire de chantier | Élevée3/4 | Fréquente3/4 | Élevé9/16 | Mesurer les niveaux d'exposition sonore par poste de travail et les intégrer dans le DUERP, imposer le port de protections auditives adaptées (casque antibruit ou bouchons moulés EN 352) dès que l'exposition dépasse 80 dB(A), favoriser l'utilisation de machines moins bruyantes (scies à eau pour la découpe de tuiles plutôt que meuleuses sèches), évaluer les expositions aux vibrations des membres supérieurs et respecter les valeurs d'action (2,5 m/s²) et les valeurs limites (5 m/s²) | |
| Pose de membranes bitumineuses à la flamme (torche propane) sur toiture-terrasse, réchauffage du bitume dans des chaudières d'enrobé lors des travaux d'étanchéité à chaud, soudage bout à bout de membranes bitumineuses, travaux en terrasse peu ventilée (cour intérieure, espace confiné) amplifiant l'accumulation des fumées | Élevée3/4 | Fréquente3/4 | Élevé9/16 | Substituer autant que possible les procédés d'étanchéité à chaud par des procédés à froid (membranes auto-adhésives, solutions en phase aqueuse) ou par des membranes synthétiques (EPDM, TPO) ne nécessitant pas de chalumeau, fournir des masques à cartouche filtrante A2P3 pour les travaux d'étanchéité à chaud, imposer l'utilisation de chalumeaux à allumage automatique pour éviter les expositions à la flamme non contrôlée, évaluer le risque CMR bitume selon les articles R4412-59 à R4412-93 | |
| Découpe de tuiles en béton à la meuleuse d'angle (génère des concentrations en poussières de silice très élevées), taille d'ardoises naturelles à sec (ardoise contient 30 à 60 % de silice), préparation de mortier de scellement pour le faîtage (manipulation de ciment contenant de la silice), perçage ou découpe d'éléments en fibrociment non amiantés | Élevée3/4 | Fréquente3/4 | Élevé9/16 | Systématiser la découpe de tuiles avec aspersion d'eau (disque diamant + alimentation eau) pour éliminer les poussières à la source, équiper toutes les meuleuses d'angle d'un capot d'aspiration connecté à un aspirateur de chantier classe M (ATEX), porter des masques filtrants FFP3 (minimum FFP2) lors des découpes à sec inévitables, réaliser la découpe des tuiles à poste fixe en extérieur et à l'écart des autres compagnons | |
| Transport de liteaux ou de chéneaux à proximité d'une ligne électrique aérienne BT ou HTB lors du chargement ou du déchargement du camion, positionnement d'un échafaudage ou d'une échelle à moins de 3 m d'une ligne électrique aérienne HTB, intervention sur une toiture équipée de panneaux photovoltaïques en présence de production solaire (impossibilité de couper le courant continu), raccordement des modules PV sans habilitation électrique adaptée | Très élevée4/4 | Occasionnelle2/4 | Élevé8/16 | Identifier systématiquement la présence de lignes électriques aériennes dans la phase de préparation de chaque chantier de couverture, contacter ENEDIS pour obtenir les distances réglementaires de sécurité et, si nécessaire, demander la mise hors tension temporaire de la ligne, former et habiliter électriquement les couvreurs posant des installations photovoltaïques (habilitation BR au minimum), ne jamais travailler sur une installation PV existante sans avoir préalablement identifié et protégé les circuits en courant continu | |
| Déplacement sur un chantier encombré de matériaux (palettes de tuiles, rouleaux de membrane, outillage au sol), glissade sur un sol boueux lors d'un chantier en milieu rural, trébucher sur un câble d'alimentation d'un outil électroportatif, chute lors du chargement de tuiles depuis le sol vers le monte-matériaux | Moyenne2/4 | Fréquente3/4 | Moyen6/16 | Maintenir la zone de chantier au sol propre et dégagée, baliser les zones de passage, éliminer les câbles en travers des passages de circulation, imposer le port de chaussures de sécurité S3 antidérapantes sur tous les chantiers de couverture, organiser le stockage des matériaux de façon à dégager les voies de circulation |
Les couvreurs-charpentiers représentent 40 % des décès par chute dans le BTP (OPPBTP) : ils travaillent en moyenne à 5–12 mètres sur des surfaces inclinées (30°–60°), souvent glissantes ou fragiles.
Actions à mener
Mettre en place des protections collectives périmétriques (garde-corps de rive) avant tout travail en toiture, installer des filets de sécurité sous la charpente pour les travaux de longue durée, former obligatoirement tous les compagnons au port du harnais antichute et à l'utilisation des lignes de vie, rédiger et appliquer un permis de travail en hauteur pour chaque chantier de couverture, vérifier le balisage de la zone de réception des chutes au sol avant tout démarrage
Les toitures de bâtiments construits avant le 1er juillet 1997 contiennent fréquemment des matériaux amiantés (plaques fibrociment, ardoises artificielles, joints de faîtage) libérant des fibres cancérigènes lors de leur découpe, pouvant provoquer mésothéliome ou cancer du poumon avec 20–40 ans de latence.
Actions à mener
Exiger systématiquement le Rapport de Repérage Amiante avant Travaux (RAT) avant toute intervention sur un bâtiment construit avant le 1er juillet 1997, vérifier et renouveler les attestations de formation SS4 (ou le certificat de spécialisation couvreur amiante) de tous les compagnons tous les 3 ans, équiper les intervenants de demi-masques filtrants TM3P et de combinaisons jetables de type 5/6, mettre en place une procédure de décontamination avant de quitter la zone de travail, assurer la surveillance médicale renforcée des salariés exposés, éliminer les déchets amiantés dans des filières agréées (big-bags double peau)
Le transport répété de charges lourdes en toiture (ardoises, sacs de mortier, modules PV) combiné aux postures contraignantes imposées par le travail en pente génère des TMS, deuxième cause de maladies professionnelles du secteur (Tableaux MP 57 et 98).
Actions à mener
Équiper chaque chantier de couverture d'un monte-matériaux mécanique ou électrique pour l'acheminement des matériaux lourds, imposer la règle du binôme pour toute manutention dépassant 25 kg en conditions normales (15 kg en pente ou sur échelle), former les compagnons aux techniques de port de charges adaptées au travail en pente, prévoir des genouillères ergonomiques pour le travail en agenouillement, organiser des pauses régulières lors des travaux de manutention intensive
Les toitures atteignent 50–60 °C en été sur surfaces sombres, exposant les couvreurs à des coups de chaleur, déshydratation et pertes de vigilance facteurs de chute ; en hiver, le gel augmente le risque de glissade et d'hypothermie.
Actions à mener
Implanter obligatoirement le plan canicule dans le DUERP selon les recommandations de l'INRS (eau fraîche à disposition en permanence, pauses à l'ombre toutes les 45 minutes par chaleur extrême, début des travaux tôt le matin pour éviter les heures les plus chaudes, communication de la vigilance météorologique et suspension des travaux si alerte rouge canicule), fournir des crèmes solaires indice 50, des couvre-nuques et des lunettes UV à tous les compagnons, interdire les travaux de couverture par gel ou verglas
Les zingueurs réalisant des soudures à l'étain sur plomb laminé (chenaux, gouttières, noues) sont exposés à un métal lourd CMR cumulatif absorbé par inhalation des fumées, pouvant provoquer neuropathies, anémie et atteinte rénale (Tableau n°1 des maladies professionnelles).
Actions à mener
Évaluer le risque plomb conformément aux articles R4412-149 à R4412-168 du Code du travail, mesurer les niveaux d'exposition aux fumées de soudage, assurer la ventilation des zones de soudure (aspiration à la source ou ventilation générale), équiper les zingueurs de masques à cartouche filtrante A2P3 pour les opérations de soudage, instaurer des règles d'hygiène strictes (interdiction de manger et de fumer sans lavage des mains, douche de fin de poste si exposition significative), mettre en place la surveillance biologique obligatoire (plombémie) pour les salariés régulièrement exposés
La découpe de tuiles à la meuleuse (95–105 dB(A)) et l'utilisation prolongée d'outils vibrants exposent les couvreurs à des risques auditifs et au syndrome des vibrations des membres supérieurs (Tableau MP 69).
Actions à mener
Mesurer les niveaux d'exposition sonore par poste de travail et les intégrer dans le DUERP, imposer le port de protections auditives adaptées (casque antibruit ou bouchons moulés EN 352) dès que l'exposition dépasse 80 dB(A), favoriser l'utilisation de machines moins bruyantes (scies à eau pour la découpe de tuiles plutôt que meuleuses sèches), évaluer les expositions aux vibrations des membres supérieurs et respecter les valeurs d'action (2,5 m/s²) et les valeurs limites (5 m/s²)
La pose à chaud de membranes bitumineuses au chalumeau génère des fumées contenant des HAP cancérogènes (groupe 1 CIRC), associés à un risque accru de cancer du poumon et de dermatites, classés CMR au Code du travail.
Actions à mener
Substituer autant que possible les procédés d'étanchéité à chaud par des procédés à froid (membranes auto-adhésives, solutions en phase aqueuse) ou par des membranes synthétiques (EPDM, TPO) ne nécessitant pas de chalumeau, fournir des masques à cartouche filtrante A2P3 pour les travaux d'étanchéité à chaud, imposer l'utilisation de chalumeaux à allumage automatique pour éviter les expositions à la flamme non contrôlée, évaluer le risque CMR bitume selon les articles R4412-59 à R4412-93
La découpe à sec de tuiles béton et d'ardoises génère des poussières de silice cristalline (cancérogène groupe 1 CIRC, VLEP 0,1 mg/m³), pouvant provoquer silicose, cancer du poumon et BPCO lors d'expositions chroniques.
Actions à mener
Systématiser la découpe de tuiles avec aspersion d'eau (disque diamant + alimentation eau) pour éliminer les poussières à la source, équiper toutes les meuleuses d'angle d'un capot d'aspiration connecté à un aspirateur de chantier classe M (ATEX), porter des masques filtrants FFP3 (minimum FFP2) lors des découpes à sec inévitables, réaliser la découpe des tuiles à poste fixe en extérieur et à l'écart des autres compagnons
Les couvreurs sont exposés aux lignes aériennes lors du transport de matériaux longs et, avec la croissance du solaire, au courant continu des installations PV (jusqu'à 1 000 V) qui ne peut être coupé par simple disjoncteur.
Actions à mener
Identifier systématiquement la présence de lignes électriques aériennes dans la phase de préparation de chaque chantier de couverture, contacter ENEDIS pour obtenir les distances réglementaires de sécurité et, si nécessaire, demander la mise hors tension temporaire de la ligne, former et habiliter électriquement les couvreurs posant des installations photovoltaïques (habilitation BR au minimum), ne jamais travailler sur une installation PV existante sans avoir préalablement identifié et protégé les circuits en courant continu
Les trébuchements et glissades dans la zone de travail au sol (matériaux, sol boueux, câbles en travers) constituent la deuxième cause d'accident du travail avec arrêt dans le BTP.
Actions à mener
Maintenir la zone de chantier au sol propre et dégagée, baliser les zones de passage, éliminer les câbles en travers des passages de circulation, imposer le port de chaussures de sécurité S3 antidérapantes sur tous les chantiers de couverture, organiser le stockage des matériaux de façon à dégager les voies de circulation
Consultez notre liste complète des risques professionnels pour approfondir chaque catégorie de risque.
Comment rédiger un DUERP Couvreur-Zingueur en 5 étapes
Rédiger un DUERP couverture-zinguerie conforme à la réglementation en vigueur requiert une approche structurée, tenant compte des risques spécifiques et changeants de chaque chantier. Voici les étapes à suivre pour élaborer un Document Unique efficace et protecteur pour votre entreprise.
Inventorier toutes les unités de travail de votre entreprise
Recensez tous les postes de votre entreprise : couvreur-tuiles, couvreur-ardoises, zingueur, étancheur, aide-couvreur, apprenti, conducteur de travaux, ainsi que les unités transversales (atelier, véhicule, préparation de chantier).
Identifier les dangers spécifiques à chaque unité de travail
Pour chaque unité, listez les dangers présents : chutes, amiante (date de construction), plomb (zinguerie), risques thermiques, produits chimiques, machines de découpe ; consultez les données de sinistralité CARSAT/OPPBTP.
Évaluer chaque risque selon sa gravité et sa probabilité
Cotez chaque danger en croisant gravité (1–4) et probabilité (1–4), en tenant compte des mesures existantes, pour obtenir un niveau de risque (Faible à Critique) déterminant la priorité des actions.
Définir un plan d'actions de prévention priorisé
Définissez les mesures en respectant la hiérarchie des 9 principes généraux (L4121-2 du Code du travail) : suppression du risque, réduction à la source, protection collective, puis EPI en dernier recours, avec responsable et délai.
Formaliser le document et le porter à la connaissance des salariés
Rédigez le DUERP structuré par unité de travail, datez-le et signez-le, puis mettez-le à disposition des salariés, du médecin du travail, de l'inspection du travail et de la CARSAT ; présentez-le au CSE si l'effectif atteint 11 salariés.
Notre logiciel automatise ces 5 étapes en posant les bonnes questions adaptées au secteur couvreur-zingueur. Vous répondez, on génère votre DUERP conforme.
Besoin d'aide ? Lire notre guide de rédaction complet
Les unités de travail à évaluer dans votre Couvreur-Zingueur
Dans une entreprise de couverture-zinguerie, l'évaluation des risques doit être organisée par unités de travail homogènes, correspondant aux différentes situations de travail et aux différents types d'interventions réalisées par vos salariés.
Couverture neuf — Maisons individuelles et collectif
2-4 personnes
Pose de couvertures neuves (tuiles béton, terre cuite, ardoises) sur charpentes en construction, sans protections collectives définitives. Les risques physiques (chutes, manutention de tuiles lourdes, TMS) et thermiques en période estivale sont maximaux ; le risque amiante est absent.
Couverture rénovation — Bâtiments anciens et patrimoine
2-3 personnes
Dépose et repose de couvertures sur bâtiments anciens : c'est l'unité la plus exposée au risque amiante (ardoises amiantées, plaques fibrociment, joints de faîtage sur bâtiments avant 1997), rendant la formation SS4 indispensable pour tous les compagnons affectés.
Zinguerie — Chenaux, gouttières et noues
1-2 personnes
Fabrication et pose des ouvrages de collecte des eaux pluviales en zinc ou plomb laminé. La zinguerie traditionnelle avec soudure à l'étain expose les compagnons au plomb et aux fumées de soudage ; le zinc prépatiné réduit ce risque mais génère toujours des coupures et des chutes en rive.
Étanchéité de toitures-terrasses
2-3 personnes
Réalisation d'étanchéité par procédé bitumineux à chaud, synthétique ou liquide. Les travaux au chalumeau exposent aux fumées de bitume (HAP cancérogènes) et au propane, générant également un risque d'incendie et d'explosion.
Installation photovoltaïque en toiture
2-4 personnes
Pose de panneaux solaires PV en forte croissance, cumulant les risques classiques de la couverture avec les risques électriques spécifiques du courant continu (jusqu'à 1 000 V, impossible à couper par disjoncteur) et la manutention de modules de 18–22 kg.
Atelier, dépôt et déplacements
1-2 personnes
Préparation des ouvrages de zinguerie en atelier, stockage des matériaux et déplacements en véhicule utilitaire. Les risques principaux sont les coupures lors des manipulations de tôle de zinc, les accidents de manutention au chargement et le risque routier.
Qu'est-ce qu'une unité de travail ?
Une unité de travail désigne un groupe de salariés exposés aux mêmes risques dans un même lieu ou une même situation de travail. Elle peut correspondre à un poste de travail, un atelier, un service ou un lieu géographique. L'identification des unités de travail est la première étape de l'évaluation des risques dans le DUERP.
Réglementation DUERP spécifique au secteur Couvreur-Zingueur
Le secteur de la couverture-zinguerie est soumis à de nombreuses réglementations spécifiques, au-delà des obligations communes à toutes les entreprises. Ces textes couvrent notamment la prévention des chutes de hauteur, l'amiante, le plomb, le bruit et les vibrations, ainsi que la coordination des chantiers du BTP.
DUERP — Obligation fondamentale
Articles R4121-1 à R4121-4 du Code du travail — Loi n° 2021-1018 du 2 août 2021Ces articles fondent l'obligation d'élaborer et de tenir à jour le DUERP dès le premier salarié. La loi Santé au Travail de 2021 a renforcé ces obligations : conservation des versions successives pendant 40 ans (particulièrement importante pour les maladies à longue latence liées à l'amiante et au plomb), dépôt numérique progressif et renforcement du rôle du CSE.
Consulter le texte officielPrévention des chutes de hauteur dans le BTP
Articles R4323-58 à R4323-90 du Code du travail — Décret n° 2004-924 du 1er septembre 2004Ces dispositions imposent la mise en place de mesures collectives de protection contre les chutes (garde-corps, filets, planchers) en priorité sur les EPI, encadrent strictement l'utilisation des échelles et exigent une évaluation spécifique des risques de chute selon la pente, la hauteur et la fragilité de chaque couverture.
Consulter le texte officielRéglementation amiante — Sous-sections 3 et 4
Décret n° 2012-639 du 4 mai 2012 — Articles R4412-94 à R4412-148 du Code du travailLa sous-section 4 s'applique aux couvreurs travaillant sur toitures susceptibles de contenir de l'amiante (ardoises artificielles, plaques fibrociment, joints de faîtage) et impose la formation des opérateurs renouvelable tous les 3 ans, le repérage préalable, les EPI adaptés et la surveillance médicale renforcée.
Consulter le texte officielRéglementation plomb — Protection des travailleurs exposés
Articles R4412-149 à R4412-168 du Code du travail — Tableau n°1 des maladies professionnellesL'employeur doit évaluer l'exposition au plomb des zingueurs, mettre en œuvre des mesures de réduction à la source, assurer la surveillance biologique (plombémie) et appliquer des règles d'hygiène strictes, avec une VLEP fixée à 0,1 mg/m³ sur 8 heures.
Consulter le texte officielCoordination SPS et PPSPS dans le BTP
Articles R4532-1 à R4532-98 du Code du travailTout couvreur intervenant sur un chantier multi-entreprises doit établir un PPSPS décrivant les risques spécifiques à la mission, les modes opératoires et les protections collectives contre les chutes, à transmettre au coordonnateur SPS avant démarrage des travaux.
Consulter le texte officielConvention collective nationale du bâtiment — Artisans
CCN Bâtiment — IDCC 1596 (ETAM) et IDCC 1597 (ouvriers du bâtiment)Les conventions collectives du bâtiment définissent les obligations spécifiques au secteur : fourniture gratuite des EPI par l'employeur (harnais, protections auditives), médecine du travail via l'OPPBTP, formations obligatoires (amiante, travaux en hauteur, secourisme) et suivi post-professionnel spécifique pour les salariés exposés à l'amiante.
Consulter le texte officielOrganismes de référence
INRS
Institut National de Recherche et de Sécurité
CARSAT
Caisse d'Assurance Retraite et Santé au Travail
Médecine du travail
Service de santé au travail interentreprises
Inspection du travail
Direction régionale (DREETS)
Mesures de prévention incontournables en Couvreur-Zingueur
La prévention dans le secteur de la couverture-zinguerie s'organise autour de quatre axes complémentaires, en respectant impérativement la hiérarchie des 9 principes généraux de prévention du Code du travail : supprimer le risque, le réduire, protéger collectivement, former et organiser — avant de recourir aux équipements de protection individuelle.
Prévention des chutes de hauteur — Priorité absolue
4 mesures
Protections collectives de rive avant tout démarrage en toiture
Priorité hauteLes protections collectives (garde-corps de rive EN 13374 classe C, consoles de toit avec planches de rive, filets sous charpente) doivent être installées AVANT que les compagnons ne montent en toiture et maintenues tout au long du chantier, y compris pour les toitures-terrasses.
Harnais antichute — Formation et utilisation systématique pour les accès ponctuels
Priorité hauteLorsque les protections collectives sont techniquement impossibles, chaque compagnon doit porter un harnais complet EN 361 avec longe EN 355 ou enrouleur EN 360, connecté à un point d'ancrage certifié EN 795 ; former tous les compagnons à son utilisation et remplacer tout harnais ayant subi une chute.
Permis de travail en hauteur par chantier
Priorité hauteUn permis de travail en hauteur complété avant le démarrage recense la hauteur maximale, le type de toiture, les protections mises en place, les points d'ancrage et les procédures d'urgence ; c'est un outil reconnu par l'inspection du travail.
Identification et protection des surfaces fragiles
Priorité hauteAvant tout travail, identifier et baliser visuellement toutes les surfaces fragiles (plaques fibrociment vieillissantes, lanterneaux vitrés, polycarbonate) et les protéger par des planches de répartition de charge ou des filets sous-jacents ; ne jamais marcher directement sur ces plaques.
Prévention des risques chimiques — Amiante, plomb et bitume
4 mesures
Procédure amiante systématique avant intervention sur bâtiment ancien
Priorité hauteExiger le Rapport de Repérage Amiante avant Travaux (RAT) avant toute intervention sur un bâtiment construit avant le 1er juillet 1997 ; à défaut de RAT, traiter tous les matériaux suspects comme amiantés et appliquer les procédures SS4 (masques TM3P, combinaisons jetables, décontamination).
Prévention de l'exposition au plomb pour les zingueurs
Priorité hautePour les travaux de zinguerie avec soudure à l'étain, imposer l'aspiration à la source, les masques A2P3, les gants résistants à la chaleur, les règles d'hygiène strictes (pas de repas sans lavage des mains), et la plombémie annuelle pour les salariés régulièrement exposés.
Réduction de l'exposition aux fumées de bitume — Procédés à froid prioritaires
Priorité moyenneSubstituer progressivement les procédés à chaud par des membranes synthétiques (EPDM, TPO) ou auto-adhésives sur les chantiers neufs ; lorsque le procédé à chaud est inévitable, imposer les masques A2P3, travailler face au vent et limiter la durée d'exposition par roulement.
Gestion des déchets amiantés en filière agréée
Priorité hauteConditionner immédiatement les déchets amiantés en double enveloppe étanche avec signalétique réglementaire, les transporter vers une déchetterie professionnelle agréée et tenir un registre de suivi (bordereau BSDAa) ; ne jamais briser les matériaux sur le chantier.
Équipements de Protection Individuelle (EPI)
4 mesures
EPI de base obligatoires pour tous les couvreurs
Priorité hauteChaussures de sécurité S3 antidérapantes (EN ISO 20345), casque avec jugulaire (EN 397 ou EN 12492), gants anti-coupures niveau 3 (EN 388) fournis gratuitement par l'employeur (art. R4323-95 du Code du travail) et renouvelés régulièrement.
Harnais antichute et équipements de travail en hauteur
Priorité hauteHarnais complet EN 361 avec longe EN 355 ou enrouleur EN 360 et point d'ancrage certifié EN 795 pour chaque compagnon ; prévoir un dispositif de sauvetage (treuil ou corde) sur les chantiers en solo et inspecter puis documenter chaque équipement avant utilisation.
Protection solaire et EPI thermiques
Priorité moyenneEn été, fournir crème solaire SPF 50+, couvre-nuque et lunettes UV 400 à chaque compagnon ; pour les soudures au chalumeau, porter des gants résistants à la chaleur EN 407 et des lunettes teintées EN 169.
Protection auditive et respiratoire pour les opérations de découpe
Priorité hautePorter des protections auditives (bouchons EN 352-2 ou coquilles EN 352-1) dès 80 dB(A), et choisir le masque filtrant adapté à chaque risque : FFP3 pour la silice, A2P3 pour les fumées de bitume, TM3P pour les matériaux amiantés ; ne jamais utiliser un masque chirurgical en exposition professionnelle.
Formation, organisation du travail et plans d'urgence
4 mesures
Formation amiante SS4 et recyclage obligatoire tous les 3 ans
Priorité hauteLa formation SS4 est obligatoire pour tout couvreur en rénovation sur des bâtiments antérieurs à 1997 ; l'employeur doit tenir un tableau des attestations de tous ses salariés avec les dates d'expiration et planifier les renouvellements avant échéance.
Plan canicule et suspension des travaux par conditions extrêmes
Priorité hauteÉlaborer et afficher dans chaque véhicule un plan canicule (eau fraîche en permanence, pauses de 10 min à l'ombre toutes les 45 min, démarrage à 6 h, suspension en alerte rouge) et interdire formellement tout travail de couverture par gel, verglas ou neige fraîche.
Procédure d'urgence et de sauvetage en cas de chute avec harnais
Priorité hauteChaque chantier doit disposer d'un plan de sauvetage écrit (treuil ou corde) pour descendre rapidement un compagnon suspendu en harnais, dont le syndrome d'orthostase peut être fatal en quelques minutes ; former au moins un SST par équipe.
Accueil sécurité des nouveaux salariés et des apprentis
Priorité hauteTout nouveau compagnon doit recevoir un accueil sécurité formalisé couvrant le DUERP, le harnais, les règles amiante et les procédures d'urgence avant sa première montée en toiture ; les apprentis, statistiquement surexposés, doivent être accompagnés d'un compagnon expérimenté pendant les 3 premiers mois.
Rappel : hiérarchie de prévention (Code du travail)
- 1Supprimer le danger à la source (substitution de produits, suppression du poste dangereux)
- 2Réduire le risque par des moyens techniques (ventilation, revêtement antidérapant)
- 3Protéger les travailleurs par des EPI (gants, chaussures de sécurité)
- 4Former et informer les salariés (gestes et postures, sécurité incendie)
DUERP Couvreur-Zingueur : Word/Excel vs logiciel spécialisé
Comparer la réalisation manuelle d'un DUERP couverture et l'utilisation d'un logiciel spécialisé met en évidence des différences significatives, particulièrement pour un secteur aussi accidentogène que la couverture-zinguerie, avec ses spécificités amiante, plomb et travaux en hauteur.
Risques spécifiques couverture pré-identifiés
Risque d'oublier des risques graves mais peu visibles (amiante dans les ardoises, plomb dans les soudures, HAP du bitume, syndrome du harnais)
Word/Excel
Base de risques couverture-zinguerie complète incluant amiante SS4, plomb, silice, bitume HAP, risque thermique et fragilité des surfaces de couverture
Notre logiciel
Conformité réglementaire amiante et travaux en hauteur
Difficile à maintenir sans veille juridique permanente — la réglementation amiante, les normes de protection collective et les valeurs d'exposition évoluent régulièrement
Word/Excel
Mise à jour automatique selon les évolutions réglementaires (nouvelles VLEP, révisions des normes EN d'EPI, décret chaleur 2026)
Notre logiciel
Temps de réalisation
2 à 4 jours de travail pour un premier DUERP couverture complet, avec le risque d'omissions sur les risques chimiques (amiante, plomb) qui ne sont pas immédiatement visibles
Word/Excel
2 à 3 heures en répondant aux questions guidées adaptées aux spécificités de la couverture, de la zinguerie et de l'étanchéité
Notre logiciel
Adaptation selon le type de chantier
Très difficile de gérer dans un seul document les risques du chantier neuf, de la rénovation avec amiante, du chantier photovoltaïque et des travaux d'étanchéité
Word/Excel
Évaluation différenciée par type de chantier, avec les risques spécifiques à chaque contexte (amiante en rénovation, électrique en PV, HAP en étanchéité) déjà pré-remplis
Notre logiciel
Traçabilité des habilitations et formations amiante
La gestion dans un tableur des attestations SS4, habilitations électriques pour le PV et formations secourisme de toute une équipe est fastidieuse et source d'oublis
Word/Excel
Suivi intégré des dates d'expiration des attestations amiante (renouvellement tous les 3 ans obligatoire) avec alertes automatiques avant expiration
Notre logiciel
Coût total
Gratuit si fait en interne, mais coût caché en temps (plusieurs journées de travail) ou coût élevé d'un consultant externe (400 à 1 500 €) — souvent sans connaissance des spécificités amiante toiture
Word/Excel
Abonnement mensuel accessible pour une TPE, rentabilisé dès le premier DUERP généré et immédiatement en cas de contrôle de l'inspection du travail ou de la CARSAT
Notre logiciel
Questions fréquentes sur le DUERP en Couvreur-Zingueur
Retrouvez les réponses aux 10 questions les plus posées sur le Document Unique en couvreur-zingueur.
D'autres questions ? Consultez notre FAQ complète sur le DUERP.
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