Tout savoir sur le DUERP en Association humanitaire-ONG
Le secteur humanitaire emploie environ 30 164 salariés en France répartis dans 5 960 établissements, avec 1 498 accidents du travail déclarés chaque année. Le DUERP est obligatoire dès le premier salarié conformément aux articles R4121-1 à R4121-4 du Code du travail, y compris pour les ONG et les associations humanitaires opérant depuis la France ou envoyant du personnel en mission. Les risques sont multiples et spécifiques : stress et traumatismes psychologiques liés aux situations de crise, risques sanitaires sur les terrains d'intervention (maladies tropicales, hygiène précaire), risques sécuritaires dans les zones de conflit et risque routier aggravé par les conditions de circulation dégradées. Notre plateforme génère votre DUERP humanitaire en moins de 25 minutes, avec les risques pré-identifiés par type de mission, cotation conforme et mesures de prévention adaptées aux réalités du terrain.
DUERP Association humanitaire-ONG — En bref
Vue d'ensemble des points clés de cette page
Le DUERP en Association humanitaire-ONG : une obligation légale depuis 2001
Le Document Unique est obligatoire pour tout employeur dès le premier salarié, conformément aux articles R4121-1 et suivants du Code du travail.
Document Unique obligatoire dès le 1er salarié
Toute association humanitaire employant des salariés doit élaborer un DUERP couvrant l'ensemble des risques, y compris ceux liés aux missions à l'étranger. Le droit français s'applique aux salariés expatriés et détachés.
Amende de 1 500 € (3 000 € en récidive). En cas d'accident en mission, l'absence de DUERP peut qualifier la faute inexcusable de l'employeur, même pour un accident survenu à l'étranger.
Mise à jour à chaque nouvelle mission et zone d'intervention
Le DUERP doit être mis à jour lors de chaque ouverture de nouvelle zone d'intervention, changement de contexte sécuritaire, épidémie ou évolution significative des conditions de mission.
Conservation obligatoire pendant 40 ans
Toutes les versions du DUERP doivent être conservées 40 ans. Cette durée est cruciale pour les salariés humanitaires exposés à des risques sanitaires à effets différés (maladies tropicales, traumatismes psychologiques à long terme).
Obligation de protection renforcée pour les missions à risque
L'employeur humanitaire a une obligation de moyens renforcée pour les missions dans des zones à risque sécuritaire, sanitaire ou climatique. La jurisprudence exige des mesures de protection proportionnées à la dangerosité du contexte.
Suivi médical renforcé pour les expatriés et missionnaires
Les salariés envoyés en mission à l'étranger doivent bénéficier d'un suivi médical renforcé : visite avant le départ, vaccinations obligatoires, suivi psychologique au retour et visite de reprise systématique.
Évolution de la réglementation
Décret n°2001-1016 du 5 novembre 2001 — création du Document Unique obligatoire pour tous les employeurs, applicable aux ONG et associations humanitaires employant des salariés
Publication des guides INRS et du Ministère des Affaires étrangères sur la sécurité des travailleurs humanitaires — formalisation des obligations de l'employeur pour les missions à l'étranger
Renforcement des obligations de sécurité pour les entreprises et ONG opérant dans les zones de conflit — plan de sécurité obligatoire et procédures d'évacuation formalisées
Loi n°2021-1018 du 2 août 2021 — conservation 40 ans du DUERP, PAPRIPACT pour les 50+ salariés, droits des anciens salariés renforcés
Renforcement de la prise en charge psychologique post-mission et déploiement du portail numérique national pour le dépôt dématérialisé du DUERP
Pour en savoir plus sur vos obligations, consultez notre guide complet sur l'obligation du DUERP.
Les 8 risques professionnels majeurs en Association humanitaire-ONG
Tableau interactif des risques évalués par gravité et fréquence d'exposition. Cliquez sur les en-têtes pour trier.
| Risque | Situations | Actions à mener | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Déplacement sur piste en saison des pluies, conduite de nuit sur route non éclairée, traversée de zones inondées, convoi sur route minée | 5/4 | Quotidienne4/4 | Critique20/16 | Interdire les déplacements de nuit sauf urgence absolue, imposer la conduite par des chauffeurs locaux formés, vérifier l'état des véhicules avant chaque mission, équiper les véhicules de trousses de secours et moyens de communication, former aux réflexes en cas d'accident isolé | |
| Témoignage de violences contre des populations civiles, gestion de victimes en masse lors d'une catastrophe, annonce de décès à des familles, exposition à des scènes de famine | Très élevée4/4 | Quotidienne4/4 | Critique16/16 | Mettre en place un suivi psychologique systématique avant, pendant et après chaque mission, former les coordinateurs à la détection des signaux de SSPT, imposer un temps de repos obligatoire entre deux missions à risque, créer un dispositif d'écoute confidentiel 24h/24 | |
| Mission en zone de paludisme sans prophylaxie adaptée, intervention dans un camp de réfugiés en contexte épidémique, contact avec des patients infectieux sans EPI, consommation d'eau non traitée | Très élevée4/4 | Quotidienne4/4 | Critique16/16 | Prophylaxie antipaludéenne obligatoire adaptée à la zone, vaccination complète avant départ (hépatites, typhoïde, fièvre jaune), kit d'hygiène individuel avec traitement de l'eau, protocole médical d'urgence avec numéro d'assistance rapatriement 24h/24 | |
| Déplacement dans une zone de combats actifs, passage à un checkpoint non officiel, présence lors d'un bombardement, ciblage délibéré d'installations humanitaires | 5/4 | Fréquente3/4 | Critique15/16 | Élaborer un plan de sécurité détaillé par zone de mission avec protocoles d'évacuation, former tous les missionnaires à la sécurité personnelle (HEIST/HEAT), équiper de moyens de communication satellite, définir des protocoles de couvre-feu et de déplacement, assurance rapatriement sanitaire et sécuritaire | |
| Gestion simultanée d'une urgence terrain et d'un rapport bailleur, décision d'évacuation sous pression, conflit au sein de l'équipe expatriée en contexte de stress, communication avec le siège dans des conditions techniques difficiles | Élevée3/4 | 5/4 | Critique15/16 | Respecter les cycles R&R sans dérogation, limiter la durée des missions en zone de crise à 12 mois maximum, mettre en place un système de relève formalisé, proposer un coaching de gestion du stress pour les coordinateurs | |
| Distribution alimentaire sous 45°C sans ombre, installation de camp en altitude par grand froid, travail physique prolongé sous la mousson, déplacement en véhicule sans climatisation | Élevée3/4 | Quotidienne4/4 | Critique12/16 | Adapter les horaires de travail aux conditions climatiques, fournir des équipements de protection thermique, prévoir des points d'hydratation réguliers, former à la reconnaissance des symptômes de coup de chaleur et d'hypothermie | |
| Gestion d'une évacuation d'urgence depuis le siège, rédaction de rapports bailleurs sous pression de délai, confrontation aux images et témoignages des missions, difficulté à recruter pour des missions dangereuses | Élevée3/4 | Quotidienne4/4 | Critique12/16 | Proposer un soutien psychologique aux salariés du siège exposés aux récits de terrain, organiser des sessions de décompression collectives, formaliser le droit à la déconnexion, reconnaître la charge émotionnelle du travail au siège | |
| Déchargement d'un container d'aide alimentaire, montage de tentes et abris d'urgence, distribution de kits dans un camp de réfugiés, stockage de matériel dans un entrepôt improvisé | Élevée3/4 | Fréquente3/4 | Élevé9/16 | Limiter les charges unitaires à 25 kg pour les opérations manuelles, utiliser des transpalettes et chariots lorsque disponibles, former les équipes aux gestes de manutention, organiser les rotations pour éviter la fatigue cumulée |
Le risque routier est la première cause de décès accidentel chez les travailleurs humanitaires. Les routes des zones d'intervention sont souvent dégradées, non éclairées, sans signalisation, et la conduite locale est anarchique.
Actions à mener
Interdire les déplacements de nuit sauf urgence absolue, imposer la conduite par des chauffeurs locaux formés, vérifier l'état des véhicules avant chaque mission, équiper les véhicules de trousses de secours et moyens de communication, former aux réflexes en cas d'accident isolé
L'exposition directe ou indirecte aux situations de crise (conflits armés, catastrophes naturelles, famines, épidémies) génère un stress aigu et des traumatismes psychologiques. Selon les études, 30 à 50 % des travailleurs humanitaires présentent des symptômes de SSPT au retour de mission.
Actions à mener
Mettre en place un suivi psychologique systématique avant, pendant et après chaque mission, former les coordinateurs à la détection des signaux de SSPT, imposer un temps de repos obligatoire entre deux missions à risque, créer un dispositif d'écoute confidentiel 24h/24
Les missions en zones tropicales ou à hygiène précaire exposent au paludisme (première cause de maladie chez les expatriés), à la dengue, au choléra, à l'hépatite A/B, à la fièvre typhoïde et aux maladies diarrhéiques. Les épidémies (Ebola, COVID) créent un risque supplémentaire.
Actions à mener
Prophylaxie antipaludéenne obligatoire adaptée à la zone, vaccination complète avant départ (hépatites, typhoïde, fièvre jaune), kit d'hygiène individuel avec traitement de l'eau, protocole médical d'urgence avec numéro d'assistance rapatriement 24h/24
Les travailleurs humanitaires opérant dans des zones de conflit sont exposés aux tirs, aux mines antipersonnel, aux enlèvements, aux agressions et aux menaces de groupes armés. En 2023, 280 travailleurs humanitaires ont été tués dans le monde selon AWSD.
Actions à mener
Élaborer un plan de sécurité détaillé par zone de mission avec protocoles d'évacuation, former tous les missionnaires à la sécurité personnelle (HEIST/HEAT), équiper de moyens de communication satellite, définir des protocoles de couvre-feu et de déplacement, assurance rapatriement sanitaire et sécuritaire
Les coordinateurs de mission gèrent simultanément la logistique, la sécurité de l'équipe, les relations avec les autorités locales et les bailleurs de fonds, avec une responsabilité permanente 24h/24 en zone de crise.
Actions à mener
Respecter les cycles R&R sans dérogation, limiter la durée des missions en zone de crise à 12 mois maximum, mettre en place un système de relève formalisé, proposer un coaching de gestion du stress pour les coordinateurs
Les missions humanitaires exposent à des températures extrêmes : chaleur tropicale (> 40°C) en Afrique sahélienne, froid glacial dans les camps d'altitude, humidité permanente en zone de mousson. Le risque de coup de chaleur ou d'hypothermie est réel.
Actions à mener
Adapter les horaires de travail aux conditions climatiques, fournir des équipements de protection thermique, prévoir des points d'hydratation réguliers, former à la reconnaissance des symptômes de coup de chaleur et d'hypothermie
Les salariés du siège gèrent à distance des crises graves avec un sentiment d'impuissance, une culpabilité de ne pas être sur le terrain et une surcharge administrative liée aux exigences des bailleurs de fonds.
Actions à mener
Proposer un soutien psychologique aux salariés du siège exposés aux récits de terrain, organiser des sessions de décompression collectives, formaliser le droit à la déconnexion, reconnaître la charge émotionnelle du travail au siège
Les opérations de chargement, déchargement et distribution d'aide (sacs de riz de 50 kg, kits d'urgence, matériaux de construction) imposent une manutention manuelle intense dans des conditions souvent difficiles.
Actions à mener
Limiter les charges unitaires à 25 kg pour les opérations manuelles, utiliser des transpalettes et chariots lorsque disponibles, former les équipes aux gestes de manutention, organiser les rotations pour éviter la fatigue cumulée
Consultez notre liste complète des risques professionnels pour approfondir chaque catégorie de risque.
Comment rédiger un DUERP Association humanitaire-ONG en 5 étapes
Réaliser le DUERP d'une association humanitaire nécessite une approche couvrant à la fois les risques du siège et ceux des missions de terrain. Voici les cinq étapes pour structurer une évaluation complète.
Cartographier les postes et les zones d'intervention
Listez les postes au siège et sur le terrain, puis identifiez chaque zone de mission avec son niveau de risque sécuritaire, sanitaire et climatique. Distinguez les expatriés des salariés locaux.
Évaluer les risques sécuritaires et sanitaires par zone
Pour chaque zone de mission, analysez les risques de sécurité (conflit, criminalité), les risques sanitaires (épidémies, paludisme) et les conditions climatiques. Consultez les alertes MEAE et OMS.
Évaluer les risques psychosociaux et la charge émotionnelle
Évaluez les RPS pour le terrain (SSPT, isolement, stress aigu) et le siège (frustration, surcharge, culpabilité). Utilisez les retours des missions précédentes et les entretiens post-mission.
Définir les mesures de prévention par niveau de risque
Pour chaque risque, définissez des mesures adaptées : protocoles de sécurité, prophylaxie, suivi psychologique, assurances. Priorisez selon la gravité et la fréquence. Assignez les responsables.
Formaliser, diffuser et actualiser après chaque mission
Consignez le DUERP, conservez 40 ans. Mettez à jour à chaque nouvelle zone de mission, changement de contexte sécuritaire ou sanitaire, et après chaque incident de mission.
Notre logiciel automatise ces 5 étapes en posant les bonnes questions adaptées au secteur association humanitaire-ong. Vous répondez, on génère votre DUERP conforme.
Besoin d'aide ? Lire notre guide de rédaction complet
Les unités de travail à évaluer dans votre Association humanitaire-ONG
Les unités de travail d'une association humanitaire se répartissent entre le siège (coordination, administration, logistique) et le terrain (missions de différents niveaux de risque). Chaque unité présente un profil de risques spécifique.
Siège — coordination et administration
5-50 personnes
Gestion des opérations, recherche de financements, reporting bailleurs, communication. Risques psychosociaux liés à la gestion de crises à distance, surcharge administrative et charge émotionnelle.
Mission terrain — zone de conflit
2-15 expatriés + personnel local
Interventions dans des zones de guerre ou d'instabilité armée. Risques sécuritaires maximaux (tirs, mines, enlèvements), stress aigu, conditions de vie précaires et isolement.
Mission terrain — urgence sanitaire
3-20 personnes
Interventions dans des zones d'épidémie, de catastrophe naturelle ou de crise sanitaire. Risques biologiques majeurs, conditions d'hygiène précaires, surmenage et traumatisme.
Mission terrain — développement et reconstruction
2-10 personnes
Projets de long terme dans des zones stabilisées mais fragiles. Risques moindres mais persistants : maladies tropicales, risque routier, isolement social et culturel, charge mentale.
Logistique et transport
3-10 personnes
Acheminement de l'aide, gestion des entrepôts, convois sur des routes dégradées. Risque routier dominant, manutention lourde, conditions climatiques extrêmes.
Retour de mission et réintégration
Variable
Phase critique entre le retour du terrain et la reprise d'activité au siège ou en nouvelle mission. Risques psychosociaux majeurs : SSPT, difficultés de réadaptation, décalage culturel.
Qu'est-ce qu'une unité de travail ?
Une unité de travail désigne un groupe de salariés exposés aux mêmes risques dans un même lieu ou une même situation de travail. Elle peut correspondre à un poste de travail, un atelier, un service ou un lieu géographique. L'identification des unités de travail est la première étape de l'évaluation des risques dans le DUERP.
Réglementation DUERP spécifique au secteur Association humanitaire-ONG
Les associations humanitaires sont soumises au droit français du travail pour leurs salariés, même en mission à l'étranger. Des obligations spécifiques s'ajoutent pour les missions dans les zones à risque. Voici les six textes fondamentaux.
Code du travail — Évaluation des risques professionnels
Articles L4121-1 à L4121-5 et R4121-1 à R4121-4Obligation d'évaluer les risques pour tous les salariés, y compris ceux en mission à l'étranger. Le droit français s'applique aux salariés expatriés et détachés. Conservation 40 ans du DUERP.
Consulter le texte officielObligation de rapatriement et d'assistance à l'étranger
Articles L1231-5 et suivants du Code du travail — Convention collective applicableL'employeur doit assurer le rapatriement sanitaire et sécuritaire de ses salariés en mission à l'étranger. Une assurance rapatriement est obligatoire pour toute mission hors de France.
Consulter le texte officielRecommandations du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères
Conseils aux voyageurs et fiches pays du MEAELes employeurs humanitaires doivent consulter les alertes et recommandations du MEAE pour chaque zone de mission et adapter leurs mesures de sécurité en conséquence.
Consulter le texte officielRéglementation sur la prévention des risques biologiques
Articles R4421-1 à R4427-5 du Code du travailObligations de vaccination, de protection et de surveillance médicale pour les travailleurs exposés à des agents biologiques, applicables aux missions en zones d'endémie ou d'épidémie.
Consulter le texte officielLoi Santé au travail — Conservation et dématérialisation du DUERP
Loi n°2021-1018 du 2 août 2021, décret n°2022-395 du 18 mars 2022Conservation 40 ans du DUERP, dépôt dématérialisé progressif. Renforcement du suivi post-exposition pour les anciens salariés.
Consulter le texte officielNormes humanitaires CHS et Sphere
Core Humanitarian Standard (CHS) — Standards SphereStandards de qualité du secteur humanitaire incluant le devoir de vigilance envers le personnel. La certification CHS impose un système de gestion des risques pour les salariés.
Consulter le texte officielOrganismes de référence
INRS
Institut National de Recherche et de Sécurité
CARSAT
Caisse d'Assurance Retraite et Santé au Travail
Médecine du travail
Service de santé au travail interentreprises
Inspection du travail
Direction régionale (DREETS)
Mesures de prévention incontournables en Association humanitaire-ONG
La prévention dans le secteur humanitaire s'organise autour de quatre axes : la sécurité physique en zone de mission, la prévention sanitaire, la prise en charge psychologique et l'organisation du travail au siège. Chaque axe nécessite des protocoles adaptés à la diversité des contextes d'intervention.
Sécurité physique en zone de mission
4 mesures
Plan de sécurité par zone avec protocole d'évacuation
Priorité hauteÉlaborer un plan de sécurité détaillé pour chaque zone de mission, incluant les corridors de déplacement sécurisés, les points de rassemblement et les protocoles d'évacuation testés trimestriellement.
Formation HEIST/HEAT pour tous les missionnaires
Priorité hauteFormation obligatoire à la sécurité en environnement hostile (Hostile Environment Individual Safety Training) avant tout départ en zone de conflit ou d'instabilité.
Moyens de communication d'urgence
Priorité hauteÉquiper chaque mission de téléphones satellites, de radios HF/VHF et de balises GPS. Définir des procédures de communication d'urgence avec le siège.
Assurance rapatriement sanitaire et sécuritaire
Priorité hauteSouscrire une assurance couvrant le rapatriement sanitaire et sécuritaire, les soins médicaux d'urgence et la prise en charge en cas d'enlèvement pour tous les expatriés.
Prévention sanitaire et médicale
3 mesures
Bilan médical et vaccinations avant départ
Priorité hauteVisite médicale d'aptitude obligatoire avec vaccinations adaptées à la zone (fièvre jaune, hépatites, typhoïde, méningite) et prophylaxie antipaludéenne prescrite.
Kit médical individuel de mission
Priorité hauteKit contenant traitement antipaludéen d'urgence, réhydratation orale, pansements, désinfectant, moustiquaire imprégnée et purificateur d'eau individuel.
Protocole d'évacuation sanitaire
Priorité hauteDéfinir un protocole d'évacuation sanitaire avec les hôpitaux de référence identifiés par zone, les moyens de transport et le numéro d'assistance rapatriement 24h/24.
Prise en charge psychologique
4 mesures
Débriefing psychologique systématique au retour
Priorité hauteEntretien avec un psychologue spécialisé dans les traumatismes humanitaires, obligatoire dans les 15 jours suivant le retour de toute mission en zone de crise.
Suivi post-mission à 3 et 6 mois
Priorité hauteConsultations de suivi programmées à 3 et 6 mois après le retour pour détecter les SSPT à apparition différée et proposer une prise en charge précoce.
Respect des cycles R&R (repos et récupération)
Priorité hauteImposer les périodes de R&R prévues contractuellement sans dérogation. Durée minimale de repos entre deux missions proportionnelle à la durée et à l'intensité de la mission précédente.
Ligne d'écoute confidentielle 24h/24
RecommandéeMettre à disposition une ligne d'écoute psychologique confidentielle accessible depuis le terrain et le siège, distincte de la hiérarchie managériale.
Organisation du travail au siège
3 mesures
Droit à la déconnexion formalisé
Priorité hauteFormaliser des règles de déconnexion tenant compte des décalages horaires avec le terrain, en définissant des plages de non-sollicitation pour les salariés du siège.
Soutien psychologique pour les équipes siège
RecommandéeProposer un accès au soutien psychologique pour les salariés du siège exposés aux récits de terrain et à la gestion de crises à distance.
Sessions de décompression collective
RecommandéeOrganiser des temps d'échange collectif après chaque crise majeure pour permettre aux équipes siège de verbaliser leur vécu et de maintenir la cohésion.
Rappel : hiérarchie de prévention (Code du travail)
- 1Supprimer le danger à la source (substitution de produits, suppression du poste dangereux)
- 2Réduire le risque par des moyens techniques (ventilation, revêtement antidérapant)
- 3Protéger les travailleurs par des EPI (gants, chaussures de sécurité)
- 4Former et informer les salariés (gestes et postures, sécurité incendie)
DUERP Association humanitaire-ONG : Word/Excel vs logiciel spécialisé
Comparaison entre la rédaction manuelle d'un DUERP pour une association humanitaire et l'utilisation de notre plateforme spécialisée secteur humanitaire.
Temps de réalisation
8 à 15 heures pour couvrir les risques siège et les multiples zones de mission
Word/Excel
25 à 45 minutes avec les risques humanitaires pré-identifiés par type de mission et zone géographique
Notre logiciel
Couverture des risques terrain
Risque d'oublier les risques sanitaires spécifiques par zone ou les protocoles de sécurité en zone de conflit
Word/Excel
Base de risques par zone géographique incluant risques sécuritaires, sanitaires, climatiques et psychosociaux
Notre logiciel
Volet psychologique
Souvent sous-estimé — les RPS du terrain et du siège ne sont pas distingués
Word/Excel
Protocoles de suivi psychologique pré-mission, en mission et post-mission intégrés avec alertes de suivi
Notre logiciel
Mise à jour par zone de mission
Fastidieuse lors de l'ouverture ou de la fermeture de zones d'intervention
Word/Excel
Ajout ou retrait de zones de mission en quelques clics avec risques spécifiques automatiquement actualisés
Notre logiciel
Conservation et archivage 40 ans
Risque de perte dans un secteur à forte rotation du personnel et des directions
Word/Excel
Archivage numérique sécurisé, indépendant des changements de direction ou de structure
Notre logiciel
Conformité bailleurs et CHS
Difficulté à démontrer la conformité aux exigences de sécurité des bailleurs et du Core Humanitarian Standard
Word/Excel
Document exportable conforme aux exigences des principaux bailleurs et compatible avec la certification CHS
Notre logiciel
Questions fréquentes sur le DUERP en Association humanitaire-ONG
Retrouvez les réponses aux 10 questions les plus posées sur le Document Unique en association humanitaire-ong.
D'autres questions ? Consultez notre FAQ complète sur le DUERP.
DUERP pour les métiers connexes
Explorez les Documents Uniques adaptés aux métiers proches du vôtre et les risques professionnels associés.