DUERP Paysagiste : risques, obligations et prévention

Les paysagistes et jardiniers travaillent en extérieur et sont exposés à des risques multiples : engins et outils coupants, produits phytosanitaires, conditions climatiques extrêmes et TMS. Un DUERP paysagiste adapté protège vos équipes terrain.

Conforme Art. R4121-1PDF immédiatMis à jour 2026

Tout savoir sur le DUERP en Paysagiste

Paysagistes, entreprises d'espaces verts, élagueurs et arboriculteurs : le DUERP est obligatoire dès le premier salarié (décret n° 2001-1016, art. R4121-1 du Code du travail). Avec plus de 130 000 salariés en France, le secteur affiche environ 20 accidents pour 1 000 salariés par an — deux à trois fois la moyenne nationale (source CNAMTS/UNEP). Les risques cumulés sont majeurs : machines à lames tournantes (projections, rebond de tronçonneuse), produits phytosanitaires classés CMR, chutes mortelles en élagage, vibrations main-bras conduisant au syndrome de Raynaud (tableau 69A), agents biologiques (tiques, hyménoptères), et exposition chronique aux UV solaires. Depuis juillet 2026, le décret chaleur impose l'intégration du risque thermique dans le DUERP pour tout travailleur extérieur. Notre plateforme génère un DUERP paysage conforme, structuré par unité de travail : chantier extérieur, élagage en hauteur, atelier/dépôt, véhicule, serre/pépinière et bureau.

Obligations légales

Le DUERP en Paysagiste : une obligation légale depuis 2001

Le Document Unique est obligatoire pour tout employeur dès le premier salarié, conformément aux articles R4121-1 et suivants du Code du travail.

Document Unique obligatoire dès le 1er salarié

Toute entreprise du paysage est légalement tenue d'élaborer un DUERP dès l'embauche du premier salarié, sans seuil d'effectif (décret n° 2001-1016). Le DUERP doit couvrir les risques spécifiques du secteur : machines à lames, produits phytosanitaires, travaux en hauteur, vibrations, agents biologiques et risque routier.

R4121-1 à R4121-4 du Code du travail

Amende de 1 500 € (contravention de 5e classe), portée à 3 000 € en récidive. En cas d'accident grave ou mortel sans DUERP conforme, engagement de la responsabilité pénale de l'employeur pour faute inexcusable, avec condamnation possible à des dommages et intérêts substantiels.

Certification spécifique pour les travaux d'élagage

Tout salarié affecté à des travaux d'élagage en grimpée doit être titulaire du Certificat de Spécialisation Taille et Soins aux Arbres (CS élagage) et formé aux techniques de secours en hauteur et à la sécurité autour des lignes électriques. L'employeur doit s'assurer du port des EPI spécifiques (baudriers, longes, casques forestiers) sur chaque chantier.

Articles R4323-58 à R4323-90 du Code du travail (travaux en hauteur) — Décret n° 2004-924 du 1er septembre 2004

Infraction passible de l'article L4741-1 : amende de 3 750 € par salarié concerné. En cas d'accident lors de travaux en hauteur sans formation adéquate, la responsabilité pénale de l'employeur est systématiquement engagée.

Certiphyto obligatoire et registre des traitements phytosanitaires

Tout opérateur achetant ou appliquant des produits phytosanitaires à usage professionnel doit être titulaire d'un Certiphyto en cours de validité, et tenir un registre phytosanitaire conservé 5 ans. Les zones de non-traitement (ZNB) issues du décret n° 2019-1500 contraignent fortement les paysagistes intervenant en milieu urbain et résidentiel.

Articles L254-1 à L254-12 du Code rural — Décret n° 2019-1500 du 27 décembre 2019 (ZNB)

Application d'un produit phytosanitaire sans Certiphyto : amende de 75 000 € et 2 ans d'emprisonnement. Non-respect des ZNB : arrêté préfectoral de fermeture, amendes administratives.

Vérification périodique des équipements de travail à risque

Les nacelles élévatrices (PEMP) doivent être vérifiées semestriellement par un organisme accrédité, et les EPI antichute (baudriers, longes, absorbeurs) contrôlés annuellement et après chaque chute. Les machines portatives à lames font l'objet d'une maintenance documentée selon les préconisations du fabricant.

Articles R4323-22 à R4323-28 du Code du travail — Arrêté du 1er mars 2004 relatif aux vérifications des équipements de travail

Mise à jour annuelle et après chaque événement significatif

Le DUERP doit être mis à jour au minimum une fois par an (entreprises de 11 salariés et plus) et dès qu'une modification importante survient : nouveau matériel, nouvel accident, modification réglementaire ou arrivée de personnel non formé. En paysage, la saisonnalité justifie une révision avant chaque montée en charge printanière.

R4121-2 du Code du travail — Loi n° 2021-1018 du 2 août 2021

Évolution de la réglementation

1
2002

Entrée en vigueur du décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001 : obligation pour toutes les entreprises, y compris les entreprises du paysage, d'élaborer un Document Unique d'évaluation des risques professionnels dès le premier salarié

2
2011

Obligation progressive du Certiphyto pour tous les professionnels du paysage utilisant des produits phytosanitaires — première étape vers la professionnalisation de la prévention des risques chimiques dans le secteur

3
2017

Publication du guide INRS ED 6177 spécifique au secteur du paysage — référence réglementaire pour l'évaluation des risques en entreprise de paysage, intégrant élagage, espaces verts, création et entretien

4
2019-2021

Décret n° 2019-1500 sur les zones de non-traitement (ZNB) : nouvelles contraintes pour les paysagistes intervenant près des établissements scolaires, hospitaliers et des habitations. Loi Santé au Travail du 2 août 2021 : conservation 40 ans, dépôt dématérialisé progressif

5
2023-2026

Renforcement de la surveillance médicale pour les travailleurs exposés aux vibrations et aux produits phytosanitaires en paysage. Décret chaleur juillet 2026 : intégration obligatoire du risque thermique dans le DUERP pour les travailleurs extérieurs, dont les paysagistes

Pour en savoir plus sur vos obligations, consultez notre guide complet sur l'obligation du DUERP.

Risques identifiés

Les 10 risques professionnels majeurs en Paysagiste

Tableau interactif des risques évalués par gravité et fréquence d'exposition. Cliquez sur les en-têtes pour trier.

10 risques critiques
10 risques évalués au total
Machines à lames (tondeuses, tronçonneuses, broyeurs de végétaux)
Critique

Les machines à lames tournantes sont la principale source d'accidents graves dans le secteur du paysage, avec un risque élevé de projections de débris, de blessures par rebond (kick-back) de tronçonneuse et d'entraînement des membres dans les broyeurs.

Score de risque16/16
Gravité : Très élevéeFréq. : Quotidienne

Actions à mener

Rendre obligatoire le pantalon anti-coupure classe 1 et le casque forestier avec visière pour toute utilisation de tronçonneuse, inspecter les surfaces avant tonte, respecter les distances de sécurité lors du débroussaillage, consigner les machines avant entretien et former tous les opérateurs à la prévention du rebond.

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Chutes de hauteur lors des travaux d'élagage et d'arboriculture
Critique

L'élagage en grimpée est une activité à très haut risque mortel : une chute depuis 5 à 20 mètres peut être fatale, et la proximité des lignes électriques aériennes en milieu urbain ajoute un risque d'électrocution (distance minimale réglementaire : 3 m en BT, 5 m en HT).

Score de risque15/16
Gravité : Fréq. : Fréquente

Actions à mener

Exiger le CS élagage pour tout grimpeur, inspecter l'arbre au sol avant toute montée, vérifier semestriellement les EPI antichute, sécuriser le périmètre au sol, respecter les distances électriques et interdire les travaux en hauteur par vent fort (> 45 km/h) ou par temps d'orage.

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TMS et port de charges (végétaux, substrats, pavés, outils)
Critique

Les TMS sont la première cause de maladies professionnelles reconnues en paysage, résultant de la combinaison de manutentions lourdes répétitives (sacs de terreau, mottes d'arbres), de postures contraignantes (flexion, bras levés) et de l'utilisation soutenue d'outils vibrants.

Score de risque15/16
Gravité : ÉlevéeFréq. :

Actions à mener

Équiper les chantiers d'aides à la manutention (chariots tout-terrain, diables), limiter les sacs à 25 kg maximum, utiliser des engins pour les mottes lourdes, alterner les tâches et mettre à disposition des supports d'appui réglables pour les travaux en hauteur.

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Bruit (tronçonneuses, tondeuses, souffleurs thermiques)
Critique

Les machines thermiques du paysage génèrent des niveaux sonores de 90 à 115 dB(A), dépassant largement le seuil d'action de 85 dB(A) ; leur utilisation combinée dans la journée expose les opérateurs à des risques de surdité professionnelle irréversible.

Score de risque15/16
Gravité : ÉlevéeFréq. :

Actions à mener

Évaluer les expositions LEX,8h par poste, rendre obligatoire le port de protections auditives adaptées pour toute machine thermique au-delà de 85 dB(A), intégrer cette consigne à l'accueil sécurité et préférer les machines électriques lorsque les performances le permettent.

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Vibrations main-bras (débroussailleuses, tronçonneuses thermiques)
Critique

L'utilisation quotidienne d'outils portés à main vibrants expose les paysagistes à des niveaux VMB pouvant dépasser 5 m/s² (valeur limite réglementaire), conduisant à des maladies professionnelles irréversibles : syndrome de Raynaud (tableau 69A), neuropathies et atteintes articulaires du poignet et du coude.

Score de risque15/16
Gravité : ÉlevéeFréq. :

Actions à mener

Évaluer les niveaux A(8) de chaque machine via les notices constructeurs ou la base INRS, organiser des rotations systématiques sur les postes vibrants, préférer les machines électriques moins vibrantes, entretenir les systèmes anti-vibrations et intégrer une surveillance médicale spécifique.

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Rayonnements UV solaires (exposition prolongée en extérieur)
Critique

Les paysagistes font partie des professions les plus exposées aux UV solaires en cumulant des années d'exposition en extérieur à temps plein, ce qui en fait une cause reconnue de cancer cutané professionnel (tableau 65 du régime général) et de kératoses actiniques précancéreuses.

Score de risque15/16
Gravité : ÉlevéeFréq. :

Actions à mener

Fournir à tous les salariés extérieurs une protection solaire (SPF 50+, chapeau à large bord, vêtements à manches longues UV), intégrer la prévention solaire à l'accueil sécurité, décaler les horaires pour éviter l'exposition de 12h à 15h et sensibiliser au dépistage cutané lors des visites médicales.

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Produits phytosanitaires (désherbants, insecticides, fongicides ornementaux)
Critique

Les produits phytosanitaires utilisés en paysage incluent des substances classées CMR dont l'exposition professionnelle est associée à des cancers graves (lymphomes, cancer de la prostate, maladie de Parkinson) ; en milieu urbain ouvert, la dérive des produits augmente l'exposition des opérateurs.

Score de risque12/16
Gravité : Très élevéeFréq. : Fréquente

Actions à mener

Vérifier la validité du Certiphyto de tous les opérateurs, rendre obligatoires les EPI complets (combinaison, gants nitrile, masque A2P3, lunettes), équiper les véhicules d'un bac de rétention, tenir le registre phytosanitaire à jour et respecter les distances ZNB.

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Piqûres et morsures (guêpes, frelons, tiques, végétaux urticants)
Critique

Le travail en espaces verts expose les paysagistes aux piqûres d'hyménoptères (réactions anaphylactiques potentiellement mortelles), aux morsures de tiques (maladie de Lyme), et aux contacts avec des végétaux phototoxiques ou allergisants (berce du Caucase, lierre, sumac).

Score de risque12/16
Gravité : ÉlevéeFréq. : Quotidienne

Actions à mener

Former les salariés à la reconnaissance des espèces urticantes et toxiques, disposer d'un kit anaphylaxie sur chaque chantier, appliquer des répulsifs anti-tiques, ne jamais intervenir sur un nid de frelon asiatique sans équipement spécifique, et porter des vêtements couvrants en végétation dense.

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Risque routier (déplacements entre chantiers, conduite d'engins)
Critique

Les déplacements quotidiens avec véhicules utilitaires tractant des remorques chargées représentent une exposition significative au risque routier, aggravée par la fatigue physique des équipes et les risques de basculement de chargement mal arrimé.

Score de risque12/16
Gravité : ÉlevéeFréq. : Quotidienne

Actions à mener

Documenter une politique risque routier dans le DUERP (arrimage, règles d'utilisation, interdiction téléphone au volant), vérifier régulièrement les remorques, organiser des créneaux de départ hors heures de pointe et former les conducteurs d'engins à la sécurité des manœuvres en présence de piétons.

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Températures extrêmes et intempéries (canicule, froid, orages)
Critique

Les paysagistes travaillent en extérieur par tous les temps : en été, la combinaison d'efforts physiques intenses, de chaleur et du port d'EPI génère un risque de coup de chaleur ; en hiver, les travaux par temps froid réduisent la dextérité et augmentent le risque d'accident ; le décret chaleur 2026 impose désormais l'intégration du risque thermique dans le DUERP.

Score de risque12/16
Gravité : ÉlevéeFréq. : Quotidienne

Actions à mener

Intégrer le risque thermique dans le DUERP (décret chaleur 2026), décaler les tâches physiques aux heures fraîches, fournir de l'eau et des abris sur tous les chantiers en été, établir un protocole d'arrêt en hauteur à l'approche des orages et former le personnel à la reconnaissance des signes de coup de chaleur.

En savoir plus sur ce risque

Consultez notre liste complète des risques professionnels pour approfondir chaque catégorie de risque.

Guide étape par étape

Comment rédiger un DUERP Paysagiste en 5 étapes

Le DUERP d'une entreprise du paysage présente des spécificités importantes : les risques varient selon les chantiers, les saisons et les types de travaux (entretien, création, élagage), les équipes sont mobiles et dispersées sur de multiples chantiers simultanément, et la présence de tiers sur les lieux d'intervention (clients, riverains, passants) génère des obligations supplémentaires. Voici comment structurer votre évaluation des risques en 5 étapes adaptées à la réalité des entreprises du paysage.

1
30 min

Identifier les unités de travail de l'entreprise de paysage

Distinguez les unités fonctionnelles selon le type d'activité : chantiers d'entretien, élagage en hauteur, création paysagère, atelier/dépôt, véhicules, serre/pépinière et bureau, en listant pour chacune les travailleurs concernés y compris les saisonniers.

2
60 min

Recenser les dangers par unité de travail

Pour chaque unité, inventoriez les machines (avec niveaux bruit/vibrations), les produits chimiques (FDS), les risques de hauteur, les agents biologiques et les risques routiers, en vous appuyant sur le guide INRS ED 6177 et les recommandations UNEP.

3
45 min

Évaluer la gravité et la probabilité de chaque risque

Cotez chaque risque en gravité et probabilité, en accordant une priorité aux risques immédiats graves (chutes d'élagage, accidents de tronçonneuse) et aux risques à effets différés (UV, vibrations, phytosanitaires) en tenant compte de la fréquence réelle d'exposition.

4
40 min

Définir le plan d'actions de prévention prioritaires

Structurez le plan selon les 9 principes de prévention : suppression du risque en premier (substitution machines électriques, remplacement produits CMR), puis réduction à la source, protections collectives, et EPI en dernier recours, avec responsable et délai pour chaque action.

5
30 min

Formaliser, communiquer et tenir à jour le DUERP

Mettez le DUERP à disposition dans tous les lieux de travail, en version numérique pour les équipes mobiles, et intégrez-le à l'accueil sécurité des nouveaux salariés et intérimaires ; mettez-le à jour après chaque accident et au minimum chaque année, en conservant toutes les versions 40 ans.

Notre logiciel automatise ces 5 étapes en posant les bonnes questions adaptées au secteur paysagiste. Vous répondez, on génère votre DUERP conforme.

Besoin d'aide ? Lire notre guide de rédaction complet

Exemple concret

Exemple de DUERP Paysagiste

Document Unique — PaysagisteExemple PDF

Consultez un exemple complet de DUERP

Cotation des risques, mesures de prévention et plan d'actions adaptés au secteur paysagiste.

Unités de travail

Les unités de travail à évaluer dans votre Paysagiste

Dans une entreprise du paysage, les unités de travail correspondent aux espaces et activités présentant des risques homogènes. La mobilité des équipes entre chantiers impose de définir des unités de travail fonctionnelles plutôt que géographiques, en se basant sur le type d'activité exercée.

6unités identifiées

Chantier extérieur (entretien et création paysagère)

2-6 personnes par équipe

L'unité principale des paysagistes regroupe tonte, taille, désherbage, plantations et pose de revêtements. Les risques dominants sont les projections de machines à lames, les TMS, le bruit, les UV solaires et les agents biologiques ; la présence de tiers impose un balisage systématique du périmètre.

Projections de machines à lamesTMS et manutentionBruitUV solairesAgents biologiques

Atelier et dépôt

1-3 personnes

L'atelier concentre la maintenance des machines, le stockage des produits phytosanitaires et des carburants. Les risques principaux sont les accidents sur machines non consignées, l'incendie lié aux carburants et les risques chimiques liés aux produits mal stockés.

Machines en maintenanceIncendie (carburants)Produits chimiques (phytosanitaires)Chutes de plain-pied

Véhicule et déplacements inter-chantiers

1-2 personnes par véhicule

Les déplacements quotidiens avec véhicules utilitaires et remorques chargées génèrent un risque routier significatif, aggravé par la fatigue physique des conducteurs et les risques de basculement de chargement mal arrimé.

Risque routierChargement non arriméFatigue au volantExcès de charge

Zone d'élagage en hauteur

1-3 personnes (élagueur + sol)

C'est l'unité de travail au risque de mort le plus élevé du secteur : chutes de 5 à 20 mètres, risque d'électrocution par proximité des lignes aériennes (3 m BT, 5 m HT) et chutes de branches sur les opérateurs au sol lors des abattages.

Chutes de hauteur (mortel)Risque électrique (lignes HT/BT)Chutes de branchesFoudre

Serre et pépinière

1-4 personnes

La serre combine risques chimiques en espace semi-confiné (traitements phytosanitaires des végétaux en production), TMS liés à la manutention répétitive des végétaux, chaleur extrême en été et exposition à des agents biologiques dont Aspergillus fumigatus dans les substrats.

Produits phytosanitaires en espace semi-confinéTMS et manutention végétauxChaleur en serreAgents biologiques

Bureau

1-2 personnes

Le bureau génère des risques psychosociaux (gestion des aléas de chantiers, surcharge liée au cumul de fonctions terrain et administratives pour les gérants de TPE), des TMS cervicaux liés aux écrans et des risques électriques courants.

Risques psychosociauxTMS cervicaux (écrans)Charge mentale

Qu'est-ce qu'une unité de travail ?

Une unité de travail désigne un groupe de salariés exposés aux mêmes risques dans un même lieu ou une même situation de travail. Elle peut correspondre à un poste de travail, un atelier, un service ou un lieu géographique. L'identification des unités de travail est la première étape de l'évaluation des risques dans le DUERP.

Réglementation

Réglementation DUERP spécifique au secteur Paysagiste

Le secteur du paysage est soumis à un ensemble de réglementations spécifiques couvrant la sécurité des machines, les travaux en hauteur, les produits phytosanitaires et les risques biologiques. La convention collective nationale du paysage (IDCC 7018) précise également les obligations des employeurs en matière de prévention des risques.

Code du travail — DUERP obligatoire

Articles R4121-1 à R4121-4 du Code du travail — Loi n° 2021-1018 du 2 août 2021

Le DUERP est obligatoire dès le premier salarié pour toutes les entreprises du paysage. La loi Santé au Travail du 2 août 2021 impose la conservation des versions successives 40 ans et un dépôt dématérialisé progressif.

Consulter le texte officiel

Réglementation travaux en hauteur et EPI antichute

Articles R4323-58 à R4323-90 du Code du travail — Décret n° 2004-924 du 1er septembre 2004

Les EPI antichute utilisés en élagage doivent être conformes aux normes EN et vérifiés annuellement et après toute chute ; les distances de sécurité par rapport aux lignes électriques sont fixées par l'arrêté du 8 janvier 1965 à 3 m (BT) et 5 m (HT).

Consulter le texte officiel

Certiphyto et réglementation phytosanitaire

Articles L254-1 à L254-12 du Code rural — Décret n° 2019-1500 du 27 décembre 2019 (ZNB)

Le Certiphyto est obligatoire pour tout opérateur du paysage achetant ou appliquant des produits phytosanitaires professionnels ; les zones de non-traitement (ZNB) instaurées en 2019 interdisent ou limitent les traitements à proximité des habitations, écoles et établissements de santé.

Consulter le texte officiel

Convention collective nationale du paysage

Convention collective nationale des entreprises du paysage (IDCC 7018) — Accord du 10 octobre 2008 sur la prévention des risques

La CCN paysage (IDCC 7018) comporte des dispositions spécifiques sur la prévention des risques en élagage et lors de l'exposition aux produits phytosanitaires. L'accord de branche précise les obligations en matière d'EPI, de formation sécurité et d'accueil des nouveaux salariés.

Consulter le texte officiel

Réglementation vibrations main-bras

Décret n° 2005-746 du 4 juillet 2005 — Articles R4441-1 à R4447-1 du Code du travail

La valeur limite d'exposition aux vibrations main-bras est de 5 m/s² (A(8) journalier) et la valeur d'action déclenchant des mesures spécifiques est de 2,5 m/s² ; de nombreuses machines du paysage dépassent ces seuils (tronçonneuses : 4 à 8 m/s², débroussailleuses : 3 à 6 m/s²).

Consulter le texte officiel

Décret chaleur 2026 — Travail en extérieur

Décret n° 2026-XXX du 1er juillet 2026 — Articles R4213-1 et suivants du Code du travail

Le décret chaleur de juillet 2026 oblige les entreprises dont les salariés travaillent en extérieur à intégrer le risque thermique dans le DUERP, avec un protocole documenté (adaptation des horaires, accès à l'eau et abris, alertes Météo-France). Les paysagistes sont directement concernés.

Consulter le texte officiel

Organismes de référence

INRS

Institut National de Recherche et de Sécurité

CARSAT

Caisse d'Assurance Retraite et Santé au Travail

Médecine du travail

Service de santé au travail interentreprises

Inspection du travail

Direction régionale (DREETS)

Prévention

Mesures de prévention incontournables en Paysagiste

La prévention dans les entreprises du paysage s'organise autour de quatre axes qui permettent de couvrir l'ensemble des risques identifiés dans le DUERP, en respectant la hiérarchie des 9 principes généraux de prévention : suppression et réduction du risque à la source avant tout recours aux équipements de protection individuelle.

Sécurisation des machines à lames et outils vibrants

4 mesures

EPI obligatoires pour tronçonneuses et débroussailleuses

Priorité haute

Le port d'un équipement complet est obligatoire pour toute utilisation de tronçonneuse : casque forestier avec visière et protège-oreilles (EN 397 forestier), pantalon anti-coupure classe 1 minimum (EN ISO 11393-2), gants anti-coupure et chaussures avec protection tronçonneuse (EN ISO 17249). Ces EPI doivent être vérifiés avant chaque utilisation et remplacés dès qu'ils présentent des traces d'usure ou de découpe.

Inspection systématique avant tonte et vérification des lames

Priorité haute

Avant toute tonte, l'opérateur doit inspecter visuellement la surface pour retirer pierres et objets cachés dans l'herbe — étape à formaliser comme procédure obligatoire. L'état des lames (affûtage, fixation, absence de fissure) doit être vérifié en début de journée, les lames endommagées générant vibrations excessives et risques de rupture.

Substitution par des machines électriques moins vibrantes et moins bruyantes

Recommandée

Le remplacement progressif des machines thermiques par leurs équivalents électriques ou à batterie réduit les vibrations main-bras de 30 à 60 % et les niveaux sonores de 5 à 15 dB(A). Cette substitution, désormais économiquement viable pour la plupart des usages en paysage, réduit également les nuisances pour les clients et riverains.

Formation à la prévention du rebond (kick-back) sur tronçonneuse

Priorité haute

Le rebond de tronçonneuse est la cause principale des accidents graves : il survient lorsque la pointe du guide touche un objet ou que la chaîne se coince, projetant la machine vers l'opérateur. La formation initiale de tout opérateur doit couvrir les techniques de coupe, l'utilisation du frein de chaîne et la reconnaissance des situations à risque de rebond.

Prévention des chutes de hauteur en élagage

4 mesures

Formation CS élagage et techniques de travail en hauteur sécurisées

Priorité haute

Le Certificat de Spécialisation Taille et Soins aux Arbres (CS élagage) est la référence pour les élagueurs en grimpée, couvrant techniques d'ascension, détection des défauts structurels des arbres, démontage sécurisé et procédures de secours en hauteur. L'employeur doit s'assurer que tout salarié grimpant est titulaire de ce certificat ou d'une formation équivalente reconnue.

Inspection de l'arbre avant montée — détection des défauts structurels

Priorité haute

Avant toute montée, l'élagueur doit inspecter l'arbre au sol : branches mortes ou fragilisées, cavités dans le tronc, caries internes visibles, ancrage racinaire. Sur les arbres présentant des signes de faiblesse structurelle importante, une évaluation technique approfondie (tomographie acoustique) est requise avant toute intervention en grimpée.

Vérification semestrielle des EPI antichute

Priorité haute

Tous les EPI antichute (baudriers, longes, cordes, connecteurs) doivent être vérifiés annuellement par une personne compétente et après chaque chute, même sans dégradation visible. Les EPI présentant des traces de découpe, brûlure ou dégradation chimique sont immédiatement mis hors service ; la durée de vie maximale des cordes synthétiques est de 10 ans.

Sécurisation des chantiers d'élagage — périmètre et coordination sol/hauteur

Priorité haute

Tout chantier d'élagage doit être sécurisé par un périmètre matérialisé (rubalises, cônes) englobant la zone de chute potentielle des branches ; la coordination entre l'élagueur en hauteur et l'opérateur au sol doit être établie par signaux convenus, avec un minimum de deux personnes présentes sur tout chantier d'élagage.

Prévention des risques chimiques (phytosanitaires et carburants)

3 mesures

Stockage sécurisé des produits phytosanitaires et des carburants

Priorité haute

Les produits phytosanitaires doivent être stockés dans un local dédié verrouillé et ventilé, avec sol imperméable et bac de rétention, FDS accessibles et inventaire à jour. Les carburants pour machines thermiques doivent être dans des contenants agréés, séparés des phytosanitaires en raison des risques d'incompatibilité chimique et d'incendie.

EPI complets pour tous les traitements phytosanitaires

Priorité haute

Le port des EPI est obligatoire pour toute opération sur produits phytosanitaires : combinaison de protection chimique adaptée au produit (type 3/4/5/6), gants nitrile à manchette longue, masque A2P3 pour les pulvérisations, lunettes étanches lors des préparations. Les EPI doivent être choisis en adéquation avec les FDS et renouvelés selon les préconisations des fabricants.

Substitution des produits phytosanitaires les plus dangereux

Recommandée

Les produits CMR 1A ou 1B doivent être remplacés par des alternatives moins dangereuses dès que l'efficacité technique est équivalente, et cette démarche documentée dans le DUERP. Des alternatives aux herbicides chimiques existent pour de nombreux usages : désherbage thermique, paillage, désherbage mécanique.

Protection contre les risques biologiques et UV solaires

3 mesures

Protection solaire systématique pour les travailleurs extérieurs

Priorité haute

Tous les salariés en extérieur doivent disposer d'une crème solaire SPF 50+, d'un chapeau à large bord (ou casque forestier avec voile nuque) et de vêtements à manches longues à protection UV. La prévention des cancers cutanés professionnels doit être intégrée à l'accueil sécurité et aux formations périodiques.

Prévention des risques liés aux tiques et aux insectes venimeux

Priorité haute

De mars à novembre, les salariés travaillant dans les haies et espaces naturels doivent porter des vêtements couvrants, appliquer un répulsif homologué et inspecter leur corps en fin de journée. Une trousse de premiers secours avec kit anaphylaxie doit être disponible sur chaque chantier, et tout nid de frelon asiatique signalé à un spécialiste habilité.

Formation à la reconnaissance des végétaux dangereux

Recommandée

Une formation à la reconnaissance et à la manipulation sécurisée des végétaux urticants, allergisants ou phototoxiques (berce du Caucase, euphorbes, sumac vénéneux, rhododendrons) doit être intégrée dans le parcours de formation des nouvelles recrues.

Rappel : hiérarchie de prévention (Code du travail)

  1. 1Supprimer le danger à la source (substitution de produits, suppression du poste dangereux)
  2. 2Réduire le risque par des moyens techniques (ventilation, revêtement antidérapant)
  3. 3Protéger les travailleurs par des EPI (gants, chaussures de sécurité)
  4. 4Former et informer les salariés (gestes et postures, sécurité incendie)
Comparatif

DUERP Paysagiste : Word/Excel vs logiciel spécialisé

Comparer l'approche manuelle et l'utilisation d'une plateforme spécialisée pour élaborer votre DUERP paysage met en évidence des différences importantes en termes de couverture des risques spécifiques au secteur, de temps investi et de conformité réglementaire.

Risques spécifiques au paysage pré-identifiés

Nécessite une expertise en prévention du paysage pour couvrir tous les risques spécifiques — risque d'oublier des risques à effets différés (vibrations, UV, phytosanitaires) ou des risques graves liés à l'élagage

Word/Excel

Base de risques paysage complète : machines à lames, élagage en hauteur, phytosanitaires, vibrations main-bras, agents biologiques, UV solaires, risque routier

Notre logiciel

Conformité réglementaire paysage

Difficile à maintenir sans veille sur les évolutions réglementaires spécifiques : nouvelles ZNB phytosanitaires, décret chaleur 2026, modifications de la convention collective

Word/Excel

Mise à jour automatique selon les évolutions réglementaires du secteur paysage, intégrant convention collective IDCC 7018 et décret chaleur 2026

Notre logiciel

Gestion des chantiers multiples et équipes mobiles

Difficile d'adapter un DUERP unique aux risques très variables d'une entreprise multi-activités (entretien + création + élagage + traitements)

Word/Excel

DUERP structuré par unité de travail fonctionnelle, adapté à la mobilité des équipes et aux différents types de chantiers paysage

Notre logiciel

Temps de réalisation

2 à 4 jours pour une entreprise de paysage complète couvrant entretien, création et élagage, souvent avec l'aide d'un consultant externe

Word/Excel

2 à 3 heures en répondant aux questions guidées adaptées à l'activité et aux types de chantiers de l'entreprise

Notre logiciel

Intégration de la saisonnalité

Fastidieux de rédiger une évaluation prenant en compte les variations saisonnières (pic estival, hivernage des machines, campagnes de traitement printanières)

Word/Excel

Prise en compte automatique de la saisonnalité du paysage avec les risques spécifiques à chaque période de l'année

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Conservation 40 ans des versions

Gestion complexe des archives sur 40 ans pour une entreprise artisanale ou PME — risque de perte lors de changements de propriétaire ou de locaux

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