Tout savoir sur le DUERP en Commerce de gros
Vous dirigez une entreprise de commerce de gros — négoce de matériaux, produits industriels, fournitures professionnelles ou équipements ? Le DUERP est une obligation légale dès le 1er salarié (articles R4121-1 à R4121-4 du Code du travail). Le secteur enregistre un taux d'accidents du travail supérieur à la moyenne tertiaire : manutention manuelle de charges lourdes, conduite de chariots (CACES R489) et risque routier des commerciaux et chauffeurs-livreurs sont les premiers facteurs d'accidents graves. Les TMS représentent plus de 75 % des maladies professionnelles déclarées. Les chutes de plain-pied et de hauteur complètent le tableau. Notre plateforme génère un DUERP commerce de gros complet en moins de 30 minutes, avec risques pré-identifiés par unité de travail — entrepôt, quai, bureaux ADV, véhicules. Obligations issues de la CCN commerces de gros (IDCC 573), du Code du travail et des recommandations CNAM intégrées. Document conforme, exportable en PDF, opposable à l'inspection du travail.
DUERP Commerce de gros — En bref
Vue d'ensemble des points clés de cette page
Le DUERP en Commerce de gros : une obligation légale depuis 2001
Le Document Unique est obligatoire pour tout employeur dès le premier salarié, conformément aux articles R4121-1 et suivants du Code du travail.
Document Unique obligatoire dès le 1er salarié
Toute entreprise de commerce de gros est légalement tenue d'élaborer et de tenir à jour un DUERP dès le 1er salarié, couvrant toutes les unités de travail : entrepôt, quai, préparation de commandes, bureaux ADV et véhicules. L'évaluation doit être conduite en conditions réelles, en tenant compte des pics saisonniers et des salariés travaillant hors des locaux.
Amende de 1 500 € (contravention de 5e classe), portée à 3 000 € en cas de récidive. En cas d'accident grave ou mortel impliquant un cariste ou un chauffeur-livreur sans DUERP à jour, la faute inexcusable de l'employeur peut être retenue, engageant sa responsabilité pénale et civile.
CACES obligatoire pour les conducteurs de chariots élévateurs
Tout salarié conduisant un chariot automoteur à conducteur porté doit être titulaire d'un CACES valide (recommandation R489), d'une autorisation de conduite nominative délivrée par l'employeur et d'un avis d'aptitude médicale. L'employeur doit tenir un registre des habilitations avec les dates d'expiration (validité 5 ans) et organiser les recyclages.
Conduite sans CACES valide : mise en demeure de l'inspection du travail, responsabilité pénale de l'employeur en cas d'accident, invalidation possible des garanties assurances. Amende pouvant atteindre 3 750 € par salarié non habilité.
Plan de prévention du risque routier
Les entreprises employant des représentants itinérants, chauffeurs-livreurs ou technico-commerciaux doivent établir un Plan de Prévention du Risque Routier (PPRR) intégré au DUERP, recensant les risques des déplacements et définissant les actions de prévention : vérification des permis, état du parc, règles téléphone, horaires, formation conduite sécurisée.
En cas d'accident de la route impliquant un salarié en mission sans plan de prévention, la faute inexcusable de l'employeur peut être retenue avec majoration de la rente accident du travail versée à la victime.
Mise à jour annuelle et conservation 40 ans
Pour les entreprises de 11 salariés et plus, la mise à jour du DUERP est obligatoire au minimum une fois par an et lors de tout changement significatif des conditions de travail (nouveau produit stocké, nouvelle machine, réaménagement de l'entrepôt). Depuis la loi Santé au Travail du 2 août 2021, chaque version historique doit être conservée pendant 40 ans minimum.
DUERP non mis à jour : contravention de 5e classe, mise en cause de la responsabilité de l'employeur en cas d'accident survenu après un changement significatif non documenté.
Programme annuel de prévention (PAPRIPACT) — 50+ salariés
Les entreprises de 50 salariés et plus doivent établir chaque année un PAPRIPACT listant les actions prioritaires avec responsables, budgets et délais, soumis à la consultation du CSE et tenu à disposition de l'inspection du travail et de la CARSAT.
Absence de PAPRIPACT pour une entreprise de 50+ salariés : irrégularité constitutive d'un manquement à la consultation du CSE, pouvant entraîner un délit d'entrave.
Vérification générale périodique des engins de manutention
Les chariots élévateurs et engins motorisés doivent faire l'objet d'une VGP par un organisme agréé tous les 6 mois, avec tenue du registre de sécurité. Chaque cariste doit effectuer un contrôle visuel journalier (freins, fourches, éclairage, avertisseurs) consigné dans un carnet de bord.
Utilisation d'un engin sans VGP valide : interdiction d'utilisation immédiate prononcée par l'inspection du travail, amende, responsabilité aggravée de l'employeur en cas d'accident impliquant un engin défectueux.
Évolution de la réglementation
Décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001 — création de l'obligation du Document Unique d'évaluation des risques professionnels pour toutes les entreprises dès le 1er salarié, applicable à l'ensemble des commerces de gros, négoces et distributeurs
Arrêté du 1er mars 2004 — obligation de vérification générale périodique (VGP) des chariots élévateurs et engins de manutention tous les 6 mois par un organisme agréé, renforcement des obligations en entrepôt de négoce
Circulaire DGT du 6 avril 2006 relative au risque routier professionnel — obligation pour les employeurs d'intégrer le risque routier dans le DUERP et d'établir un Plan de Prévention du Risque Routier pour les entreprises avec salariés itinérants (commerciaux, livreurs)
1er janvier 2020 — nouveau référentiel CACES R489 obligatoire pour la conduite de chariots automoteurs de manutention à conducteur porté, remplacement de la recommandation R389, actualisation des catégories d'engins
Loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 — loi Santé au Travail : conservation du DUERP pendant 40 ans, dépôt dématérialisé sur portail numérique (déploiement progressif selon taille), renforcement du rôle du CSE, passeport de prévention pour chaque salarié
Décret n° 2022-395 du 18 mars 2022 — modalités du dépôt dématérialisé du DUERP ; montée en puissance de la réglementation sur les TMS et le risque routier ; décret chaleur 2026 imposant l'intégration du risque thermique pour les travailleurs en entrepôt non climatisé
Pour en savoir plus sur vos obligations, consultez notre guide complet sur l'obligation du DUERP.
Les 10 risques professionnels majeurs en Commerce de gros
Tableau interactif des risques évalués par gravité et fréquence d'exposition. Cliquez sur les en-têtes pour trier.
| Risque | Situations | Actions à mener | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Déchargement manuel de camions avec marchandises non palettisées, picking multi-niveaux sur racks, chargement de véhicules par les commerciaux-livreurs, manipulation de bobines de câbles ou rouleaux de canalisations de 30 à 80 kg. | Élevée3/4 | Quotidienne4/4 | Critique12/16 | Remplacer les transpalettes manuels par des électriques pour tout déplacement supérieur à 15 mètres, installer des tables élévatrices sur les postes de picking, limiter les manutentions individuelles à 25 kg, engager la démarche TMS Pros CARSAT et mettre en place une rotation obligatoire des postes toutes les 2 heures. | |
| Allées étroites sans visibilité aux croisements, coactivité entre caristes et commerciaux ou clients en entrepôt, quai avec accès libre des chauffeurs extérieurs, manœuvres en hauteur vers des zones de passage piétons. | Très élevée4/4 | Fréquente3/4 | Critique12/16 | Matérialiser au sol un plan de circulation séparant flux piétons et engins, installer des miroirs convexes à tous les angles aveugles, équiper les chariots de feux Blue Spot et avertisseurs sonores de recul, interdire l'accès autonome à l'entrepôt aux visiteurs et clients. | |
| Commerciaux enchaînant plusieurs rendez-vous par jour avec appels téléphoniques au volant, chauffeurs sous contraintes horaires de livraison, déplacements en conditions difficiles ou en fin de journée sur longues distances. | Très élevée4/4 | Fréquente3/4 | Critique12/16 | Élaborer un Plan de Prévention du Risque Routier intégré au DUERP, interdire formellement l'usage du téléphone tenu en main, fixer des règles d'horaires limitant les déplacements tardifs, organiser la formation à l'éco-conduite sécurisée tous les 3 ans. | |
| Préparation de commandes avec picking répété sur plusieurs niveaux sans aide mécanique, rangement avec flexion lombaire répétée, réassort avec extension des bras au-dessus des épaules, scanner portatif générant des contraintes biomécaniques du poignet. | Élevée3/4 | Quotidienne4/4 | Critique12/16 | Engager une démarche TMS Pros avec la CARSAT, déployer des aides mécaniques (transpalettes électriques, tables élévatrices), mettre en place une rotation entre postes contraignants toutes les 2 heures et intégrer des pauses actives avec étirements toutes les 90 minutes. | |
| Allées encombrées après réception avec films plastiques et cartons au sol, zones de quai humides, passages entre palettes en attente de rangement, transitions de niveau insuffisamment signalisées. | Moyenne2/4 | Quotidienne4/4 | Élevé8/16 | Mettre en place un programme de nettoyage systématique des allées après chaque réception, installer des revêtements antidérapants (classe R11 minimum) dans les zones à risque, signaliser les transitions de niveau et vérifier les sols lors de la maintenance trimestrielle. | |
| Récupération de marchandises en hauteur sans nacelle adaptée, accès aux niveaux supérieurs des racks par escalade des lisses, travaux d'entretien sans protection collective, palettes instables ou en débord sur les lisses supérieures. | Très élevée4/4 | Occasionnelle2/4 | Élevé8/16 | Interdire l'accès manuel aux niveaux supérieurs sans PEMP, mettre en place une inspection mensuelle des racks et un audit annuel externe (norme NF EN 15635), installer des protecteurs de pied de rack sur tous les montants exposés et établir un plan de prévention pour tous les travaux en hauteur. | |
| Zone de charge de batteries sans ventilation adéquate, stockage de produits inflammables sans local compartimenté, travaux par points chauds sans permis de feu, installations électriques vieillissantes dans les zones de stockage dense. | Très élevée4/4 | Occasionnelle2/4 | Élevé8/16 | Vérifier si l'entrepôt est soumis à la réglementation ICPE rubrique 1510, créer un local de charge dédié ventilé et compartimenté coupe-feu, instituer un système de permis de feu, organiser deux exercices d'évacuation annuels et réaliser une vérification annuelle des extincteurs et détecteurs. | |
| Stockage de solvants ou produits d'entretien industriel sans local ventilé dédié, manipulation de produits phytosanitaires sans EPI adaptés, rupture de conditionnement lors de la manutention, entrepôt non ventilé avec accumulation de vapeurs. | Élevée3/4 | Occasionnelle2/4 | Moyen6/16 | Tenir à jour l'inventaire exhaustif des produits chimiques avec FDS conformes CLP, former les opérateurs à la prévention des risques chimiques, fournir les EPI adaptés, créer un local de stockage conforme pour les inflammables (sol étanche, ventilation forcée, éclairage ATEX). | |
| Commerciaux itinérants avec objectifs mensuels et risque de perte de portefeuille clients, ADV gérant simultanément appels, litiges et stocks en période de pointe, magasiniers seuls en entrepôt lors des horaires décalés. | Moyenne2/4 | Fréquente3/4 | Moyen6/16 | Intégrer un volet RPS dans le DUERP avec un diagnostic collectif INRS, revoir la répartition des charges de travail, former les managers à la détection des signaux faibles de souffrance et instaurer des réunions d'équipe régulières incluant les itinérants. | |
| Quai de réception avec déchargement simultané de plusieurs camions, zones de découpe de matériaux, allées avec flux intensif de chariots thermiques, postes de palettisation mécanisée avec cercleuse ou filmeuse. | Moyenne2/4 | Fréquente3/4 | Moyen6/16 | Réaliser une cartographie sonométrique pour identifier les zones dépassant 80 et 85 dB(A), mettre en place des protections collectives en priorité, rendre le port de protections auditives obligatoire au-dessus de 85 dB(A) et organiser la surveillance audiométrique périodique. |
La manutention manuelle est le premier facteur de risque en entrepôt de négoce, exposant magasiniers et préparateurs à des charges hétérogènes (tubes, câbles, sacs de 25-50 kg) générant des lombalgies chroniques et tendinites d'épaule (tableaux MP 57 et MP 98).
Actions à mener
Remplacer les transpalettes manuels par des électriques pour tout déplacement supérieur à 15 mètres, installer des tables élévatrices sur les postes de picking, limiter les manutentions individuelles à 25 kg, engager la démarche TMS Pros CARSAT et mettre en place une rotation obligatoire des postes toutes les 2 heures.
Les accidents de chariots élévateurs représentent la première cause d'accidents graves et mortels en entrepôt de négoce, avec environ 8 % des accidents mortels du travail en manutention (INRS), aggravés par la coactivité caristes/piétons dans des allées optimisées pour le stockage.
Actions à mener
Matérialiser au sol un plan de circulation séparant flux piétons et engins, installer des miroirs convexes à tous les angles aveugles, équiper les chariots de feux Blue Spot et avertisseurs sonores de recul, interdire l'accès autonome à l'entrepôt aux visiteurs et clients.
Le commerce de gros est fortement exposé au risque routier : les commerciaux parcourent plus de 50 000 km/an, les chauffeurs effectuent des tournées quotidiennes, et l'accident de circulation représente environ 40 % des accidents du travail mortels en France.
Actions à mener
Élaborer un Plan de Prévention du Risque Routier intégré au DUERP, interdire formellement l'usage du téléphone tenu en main, fixer des règles d'horaires limitant les déplacements tardifs, organiser la formation à l'éco-conduite sécurisée tous les 3 ans.
Les TMS constituent la première maladie professionnelle dans le commerce de gros (plus de 75 % des maladies professionnelles), générés par la répétitivité des gestes de picking, les manutentions à hauteurs extrêmes, les postures statiques et les vibrations des engins (tableaux MP 57 et MP 98).
Actions à mener
Engager une démarche TMS Pros avec la CARSAT, déployer des aides mécaniques (transpalettes électriques, tables élévatrices), mettre en place une rotation entre postes contraignants toutes les 2 heures et intégrer des pauses actives avec étirements toutes les 90 minutes.
Les chutes de plain-pied constituent la deuxième cause d'accidents en entrepôt de négoce, favorisées par les sols encombrés d'emballages, les surfaces glissantes aux abords des quais, les sols dégradés et le manque d'éclairage dans les allées de stockage.
Actions à mener
Mettre en place un programme de nettoyage systématique des allées après chaque réception, installer des revêtements antidérapants (classe R11 minimum) dans les zones à risque, signaliser les transitions de niveau et vérifier les sols lors de la maintenance trimestrielle.
Les chutes de hauteur constituent le deuxième risque mortel en entrepôt de négoce, survenant lors de l'accès manuel à des rayonnages élevés sans équipement adapté, lors de travaux d'entretien en hauteur ou suite à l'effondrement de racks endommagés par des chocs de chariots non réparés.
Actions à mener
Interdire l'accès manuel aux niveaux supérieurs sans PEMP, mettre en place une inspection mensuelle des racks et un audit annuel externe (norme NF EN 15635), installer des protecteurs de pied de rack sur tous les montants exposés et établir un plan de prévention pour tous les travaux en hauteur.
L'incendie d'entrepôt est le sinistre industriel le plus fréquent et le plus coûteux en France, favorisé par les volumes de marchandises combustibles, les produits inflammables et les chargeurs de batteries de chariots électriques ; les entrepôts de plus de 500 m² peuvent être soumis à la réglementation ICPE rubrique 1510.
Actions à mener
Vérifier si l'entrepôt est soumis à la réglementation ICPE rubrique 1510, créer un local de charge dédié ventilé et compartimenté coupe-feu, instituer un système de permis de feu, organiser deux exercices d'évacuation annuels et réaliser une vérification annuelle des extincteurs et détecteurs.
Selon les secteurs du négoce, les entrepôts peuvent stocker des produits chimiques dangereux (peintures, solvants, phytosanitaires, lubrifiants, batteries, gaz) exposant aux risques d'inhalation, de contact cutané, d'incendie-explosion et de pollution environnementale, soumis aux obligations REACH et CLP.
Actions à mener
Tenir à jour l'inventaire exhaustif des produits chimiques avec FDS conformes CLP, former les opérateurs à la prévention des risques chimiques, fournir les EPI adaptés, créer un local de stockage conforme pour les inflammables (sol étanche, ventilation forcée, éclairage ATEX).
Le négoce combine deux profils RPS distincts : les sédentaires soumis à la pression des délais et à la polyvalence contrainte, et les itinérants exposés à l'isolement professionnel, aux objectifs de chiffre d'affaires et au brouillage vie professionnelle/personnelle.
Actions à mener
Intégrer un volet RPS dans le DUERP avec un diagnostic collectif INRS, revoir la répartition des charges de travail, former les managers à la détection des signaux faibles de souffrance et instaurer des réunions d'équipe régulières incluant les itinérants.
Le bruit en entrepôt de négoce provient des chariots thermiques (65-85 dB(A)), des avertisseurs d'engins, des opérations de déchargement et des machines de conditionnement ; dans les entrepôts de matériaux ou métaux, les niveaux peuvent dépasser 85 dB(A) lors des phases de réception, exposant à la surdité professionnelle (tableau MP 42).
Actions à mener
Réaliser une cartographie sonométrique pour identifier les zones dépassant 80 et 85 dB(A), mettre en place des protections collectives en priorité, rendre le port de protections auditives obligatoire au-dessus de 85 dB(A) et organiser la surveillance audiométrique périodique.
Consultez notre liste complète des risques professionnels pour approfondir chaque catégorie de risque.
Comment rédiger un DUERP Commerce de gros en 5 étapes
Le DUERP d'une entreprise de commerce de gros présente des spécificités importantes liées à la diversité des postes — des magasiniers aux commerciaux itinérants en passant par les ADV sédentaires — et à la variété des produits stockés. Voici comment structurer votre évaluation des risques en 5 étapes adaptées aux réalités opérationnelles du négoce.
Cartographier les unités de travail et les zones de l'entreprise
Listez toutes les zones d'activité et profils de postes : entrepôt, quai, préparation de commandes, découpe, bureaux ADV, showroom et véhicules — commerciaux itinérants et chauffeurs-livreurs constituent des unités distinctes avec leurs risques propres.
Impliquer les opérateurs de chaque unité de travail
Organisez des échanges courts avec des volontaires de chaque catégorie — y compris les itinérants par questionnaire —, consultez le registre des accidents des 3 dernières années et les fiches de visite de la CARSAT.
Coter les risques en tenant compte des spécificités du secteur
Évaluez gravité (1 à 4) et fréquence pour chaque risque ; cotez systématiquement en gravité maximale les collisions chariot/piéton, accidents de la route, chutes de hauteur et incendies de produits inflammables, en tenant compte des mesures existantes pour calculer le risque résiduel.
Élaborer le plan d'actions selon la hiérarchie de prévention
Priorisez : plan de circulation en entrepôt, Plan de Prévention du Risque Routier, mise en conformité CACES et VGP des engins, évaluation des risques chimiques — chaque action doit avoir un responsable nommé et un délai réaliste.
Formaliser, diffuser et tenir à jour le DUERP
Rendez le DUERP accessible à tous les salariés y compris les itinérants, présentez-le à chaque nouvel arrivant, mettez-le à jour après tout accident ou changement significatif et conservez toutes les versions 40 ans conformément à la loi Santé au Travail de 2021.
Notre logiciel automatise ces 5 étapes en posant les bonnes questions adaptées au secteur commerce de gros. Vous répondez, on génère votre DUERP conforme.
Besoin d'aide ? Lire notre guide de rédaction complet
Les unités de travail à évaluer dans votre Commerce de gros
Dans une entreprise de commerce de gros, les unités de travail correspondent aux différentes zones d'activité et aux différents profils de postes, qui présentent des expositions aux risques très distinctes. La cartographie précise de ces unités est la première étape d'une évaluation des risques de qualité — un commercial itinérant et un magasinier n'ont pas les mêmes risques et ne peuvent pas être évalués dans la même unité.
Entrepôt de stockage et allées de circulation
3-20 personnes selon taille
Cœur opérationnel du négoce, cette zone concentre les risques graves liés à la circulation des engins, aux travaux en hauteur sur rayonnages et aux chutes de charges. La coactivité entre caristes et piétons est le premier facteur de risque.
Zone de préparation de commandes
2-10 personnes
La préparation de commandes est le poste le plus intensif en sollicitations physiques, exposant les préparateurs à des centaines de prises par vacation à des hauteurs variables, avec le taux de TMS et de maladies professionnelles le plus élevé de l'entreprise.
Quai de réception et d'expédition
1-5 personnes
Zone de transition à haut risque entre l'entrepôt et les transporteurs extérieurs : sols fréquemment humides, chauffeurs-livreurs accédant sans connaissance des règles internes, différences de niveau et exposition aux conditions climatiques sur docks ouverts.
Véhicules de livraison et de représentation
2-10 personnes
Les chauffeurs-livreurs et commerciaux itinérants constituent une unité distincte exposée principalement au risque routier, première cause de décès lié au travail en France, ainsi qu'aux risques psychosociaux spécifiques à l'isolement des travailleurs itinérants.
Bureaux commerciaux et administration des ventes
1-8 personnes
Le personnel sédentaire est exposé aux risques ergonomiques du travail prolongé sur écran et aux risques psychosociaux liés à la pression commerciale, risques souvent sous-évalués dans les entrepôts de négoce qui concentrent l'attention sur les postes manuels.
Zone de découpe, débit ou conditionnement
1-5 personnes
Certains commerces de gros disposent d'une zone de découpe (débit de bois, coupage de câbles, reconditionnement) concentrant des risques spécifiques liés aux machines, aux projections d'éclats, au bruit supérieur à 85 dB(A) et à la manutention de matières brutes lourdes.
Qu'est-ce qu'une unité de travail ?
Une unité de travail désigne un groupe de salariés exposés aux mêmes risques dans un même lieu ou une même situation de travail. Elle peut correspondre à un poste de travail, un atelier, un service ou un lieu géographique. L'identification des unités de travail est la première étape de l'évaluation des risques dans le DUERP.
Réglementation DUERP spécifique au secteur Commerce de gros
Le commerce de gros est soumis à un cadre réglementaire combinant les obligations générales du Code du travail, les recommandations spécifiques de la CNAM sur les chariots de manutention, la réglementation relative au risque routier professionnel et, selon les produits stockés, la réglementation chimique REACH/CLP et la réglementation ICPE. Voici les principaux textes applicables.
Code du travail — DUERP et évaluation des risques
Articles R4121-1 à R4121-4 et L4121-1 à L4121-5 du Code du travailObligation pour tout employeur dès le 1er salarié d'élaborer et tenir à jour le DUERP, avec mise à jour annuelle obligatoire à partir de 11 salariés et lors de tout changement significatif. Toutes les versions doivent être conservées 40 ans (loi n° 2021-1018 du 2 août 2021).
Consulter le texte officielCACES chariots de manutention — Recommandation R489
Recommandation CNAM R489 — Articles R4323-55 à R4323-57 du Code du travailTout conducteur d'un chariot automoteur à conducteur porté doit être titulaire d'un CACES valide (5 ans), d'une autorisation de conduite nominative et d'un avis médical d'aptitude. L'employeur doit tenir un registre des habilitations et organiser les renouvellements avant expiration.
Consulter le texte officielManutentions manuelles — valeurs limites et prévention
Articles R4541-1 à R4541-11 du Code du travail — Directive 90/269/CEEL'employeur doit réduire les manutentions manuelles à la source et, lorsqu'elles sont inévitables, mettre en place des aides mécaniques. Les valeurs indicatives à ne pas dépasser régulièrement sont 25 kg pour un homme adulte, 15 kg pour une femme et 10 kg pour les moins de 18 ans.
Consulter le texte officielRisque routier professionnel
Articles L4121-1 et L4121-2 du Code du travail — Circulaire DGT 6 avril 2006 — Code de la route Articles R412-6-1 et suivantsL'obligation générale de sécurité de l'employeur s'étend aux déplacements professionnels des salariés ; le Plan de Prévention du Risque Routier est fortement recommandé pour les entreprises avec commerciaux ou chauffeurs itinérants. L'interdiction d'usage du téléphone tenu en main s'impose via le règlement intérieur.
Consulter le texte officielConvention collective nationale des commerces de gros
CCN Commerces de gros — IDCC 0573 — Brochure n° 3044La CCN des commerces de gros (IDCC 573) s'applique à plus de 403 000 salariés et fixe les classifications des emplois, les conditions de rémunération, les règles pour les représentants commerciaux, les obligations de formation professionnelle et les dispositions spécifiques sur la prévention des risques.
Consulter le texte officielRèglement REACH et CLP — produits chimiques dangereux
Règlement (CE) n° 1907/2006 (REACH) — Règlement (CE) n° 1272/2008 (CLP) — Articles R4411-1 et suivants du Code du travailLes entreprises stockant ou distribuant des produits chimiques dangereux doivent constituer et tenir à jour l'inventaire exhaustif avec Fiches de Données de Sécurité, évaluer les risques d'exposition et documenter les mesures de prévention dans le DUERP.
Consulter le texte officielOrganismes de référence
INRS
Institut National de Recherche et de Sécurité
CARSAT
Caisse d'Assurance Retraite et Santé au Travail
Médecine du travail
Service de santé au travail interentreprises
Inspection du travail
Direction régionale (DREETS)
Mesures de prévention incontournables en Commerce de gros
La prévention dans le commerce de gros s'articule autour de quatre axes prioritaires : la sécurité de la circulation des engins en entrepôt, la prévention des TMS liés aux manutentions, la gestion du risque routier pour les itinérants et les chauffeurs, et la maîtrise des risques chimiques si des produits dangereux sont stockés. Voici les mesures incontournables par thème.
Sécurité de la circulation en entrepôt
4 mesures
Plan de circulation formalisé et matérialisé
Priorité hauteDéfinir les voies de circulation des engins (largeur minimale : chariot + 1 mètre de chaque côté), les zones piétonnes et les procédures aux croisements, matérialisés au sol et remis à tout salarié ou visiteur accédant à l'entrepôt.
Gestion rigoureuse des habilitations CACES
Priorité hauteTenir un registre nominatif de toutes les habilitations CACES avec dates d'obtention, d'expiration et catégories habilitées, organiser les recyclages 6 mois avant l'expiration et interdire formellement toute conduite d'engin sans CACES valide.
VGP des engins tous les 6 mois
Priorité hauteContracter avec un organisme agréé pour les vérifications générales périodiques tous les 6 mois et tenir le registre de sécurité à jour, en complément d'une fiche de contrôle journalière que chaque cariste complète avant la prise de poste.
Inspection mensuelle des racks de stockage
Priorité hauteDésigner un salarié formé comme PRSES pour une inspection visuelle mensuelle des rayonnages, avec mise hors service immédiate en cas d'anomalie rouge, et un audit annuel de conformité par un expert externe (norme NF EN 15635).
Prévention du risque routier professionnel
3 mesures
Plan de Prévention du Risque Routier (PPRR)
Priorité hauteÉlaborer un PPRR intégré au DUERP couvrant tous les salariés itinérants, définissant la politique de vérification des permis, les règles d'état des véhicules, l'interdiction du téléphone tenu en main, les règles d'horaires et les procédures en cas d'accident.
Formation à l'éco-conduite sécurisée
Priorité hauteOrganiser une formation à l'éco-conduite pour tous les salariés effectuant plus de 10 000 km/an en mission professionnelle, financeable par l'OPCO Commerce, à renouveler tous les 3 à 5 ans.
Entretien régulier du parc de véhicules
Priorité hauteMettre en place un plan d'entretien préventif avec contrôle annuel par un garagiste agréé, tenir un carnet d'entretien par véhicule et ne jamais imposer l'utilisation d'un véhicule défaillant signalé par un conducteur.
Prévention des TMS liés aux manutentions
3 mesures
Démarche TMS Pros avec la CARSAT
Priorité hauteLe programme TMS Pros propose un accompagnement gratuit de 3 ans incluant une analyse ergonomique par un expert CARSAT et un financement partiel des solutions techniques ; les entreprises ayant complété le programme ont réduit leurs TMS de 25 à 40 % en moyenne.
Mécanisation des manutentions répétitives
Priorité hauteRemplacer systématiquement les transpalettes manuels par des électriques pour tout déplacement supérieur à 15 mètres, installer des tables élévatrices motorisées sur les postes de palettisation et des convoyeurs de bout de ligne pour éviter le portage des colis préparés.
Rotation des postes et pauses actives
Priorité moyenneOrganiser une rotation systématique entre postes de manutention toutes les 90 à 120 minutes et intégrer des pauses actives de 5 minutes avec étirements spécifiques aux membres supérieurs et au rachis dans les plannings de travail.
Gestion des risques chimiques et incendie
3 mesures
Inventaire et FDS à jour pour tous les produits dangereux
Priorité hauteConstituer et tenir à jour l'inventaire exhaustif des produits chimiques avec leurs FDS conformes au règlement CLP, accessible à tous les salariés concernés, et former tous les opérateurs à la lecture des FDS et aux risques de chaque famille de produits.
Local dédié aux liquides inflammables
Priorité hauteStocker les produits inflammables (peintures, solvants, aérosols) en dehors de l'entrepôt principal dans un local conforme : sol avec rétention, ventilation forcée basse et haute, porte coupe-feu EI60, signalisation adaptée et extincteurs appropriés.
Vérification annuelle des installations de protection incendie
RecommandéeFaire vérifier annuellement par un organisme agréé les extincteurs, détecteurs de fumée, éclairages de sécurité, issues de secours et sprinklers, et tenir le registre de sécurité incendie à jour.
Rappel : hiérarchie de prévention (Code du travail)
- 1Supprimer le danger à la source (substitution de produits, suppression du poste dangereux)
- 2Réduire le risque par des moyens techniques (ventilation, revêtement antidérapant)
- 3Protéger les travailleurs par des EPI (gants, chaussures de sécurité)
- 4Former et informer les salariés (gestes et postures, sécurité incendie)
DUERP Commerce de gros : Word/Excel vs logiciel spécialisé
Rédiger un DUERP pour une entreprise de commerce de gros manuellement versus utiliser un logiciel spécialisé : voici une comparaison objective pour une PME de négoce de taille intermédiaire (entrepôt de 2 000 à 5 000 m², 15 à 40 salariés, commerciaux itinérants).
Risques spécifiques au négoce pré-identifiés
Risque d'oublier des risques sectoriels critiques : risque routier des itinérants, risques chimiques des produits stockés, VGP des engins, plan de circulation
Word/Excel
Base de risques négoce complète : entrepôt, route, chimique, TMS, incendie — tous pré-chargés par unité de travail
Notre logiciel
Intégration des obligations réglementaires sectorielles
Difficile de maîtriser simultanément Code du travail, CACES R489, REACH/CLP, risque routier et CCN 573
Word/Excel
Références réglementaires Commerce de gros intégrées et à jour : CACES, VGP, Code du travail, Plan routier
Notre logiciel
Temps de réalisation
2 à 5 jours pour un DUERP complet couvrant entrepôt, itinérants et tertiaire
Word/Excel
20 à 40 minutes en répondant aux questions guidées adaptées au commerce de gros
Notre logiciel
Couverture des salariés itinérants
Oubli fréquent des commerciaux et chauffeurs dans l'évaluation — or le risque routier est le premier risque mortel en France
Word/Excel
Unité de travail 'Véhicules professionnels' intégrée avec risque routier et Plan de Prévention
Notre logiciel
Mise à jour lors des changements (nouveaux produits, nouveaux engins)
Fastidieux : reprendre le document entier pour ajouter un nouveau type de produit chimique ou un nouvel engin
Word/Excel
Modification ciblée par unité de travail en quelques minutes, nouvelle version archivée automatiquement
Notre logiciel
Conservation et traçabilité sur 40 ans
À la charge de l'employeur avec risque de perte ou de détérioration des versions anciennes
Word/Excel
Archivage numérique sécurisé de toutes les versions avec horodatage, conforme à la loi 2021
Notre logiciel
Questions fréquentes sur le DUERP en Commerce de gros
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