Tout savoir sur le DUERP en Commerce alimentaire de gros
Grossiste alimentaire, entrepôt frigorifique ou plateforme de distribution ? Le DUERP est obligatoire dès le 1er salarié (articles R4121-1 à R4121-4 du Code du travail). Le commerce alimentaire de gros cumule des expositions majeures : manutention intensive de palettes, conduite de chariots CACES R489, travail en chambre froide (-18°C à -25°C) et livraisons en poids lourd. Selon la CNAM, la logistique et le commerce de gros alimentaire affichent l'un des taux d'accidents du travail les plus élevés du secteur tertiaire, les manutentions manuelles représentant près de 50 % des accidents avec arrêt. Les TMS constituent la première cause de maladie professionnelle : les opérateurs de picking répètent jusqu'à 15 000 gestes par jour. Notre plateforme génère votre DUERP conforme en quelques minutes, avec risques pré-identifiés par unité de travail — entrepôt, quai, chambre froide, zone de picking, bureaux, parking PL.
DUERP Commerce alimentaire de gros — En bref
Vue d'ensemble des points clés de cette page
Le DUERP en Commerce alimentaire de gros : une obligation légale depuis 2001
Le Document Unique est obligatoire pour tout employeur dès le premier salarié, conformément aux articles R4121-1 et suivants du Code du travail.
Document Unique obligatoire dès le 1er salarié
Tout exploitant d'un commerce alimentaire de gros doit élaborer et tenir à jour un DUERP, quel que soit l'effectif, recensant les risques par unité de travail (entrepôt, chambre froide, quai, bureaux) avec un plan d'actions de prévention adapté.
Amende de 1 500 € (contravention de 5e classe), portée à 3 000 € en cas de récidive. En cas d'accident grave impliquant un chariot élévateur ou une chambre froide, l'absence de DUERP peut qualifier la faute inexcusable de l'employeur.
CACES obligatoire pour la conduite de chariots élévateurs
Depuis le 1er janvier 2020, la conduite de tout chariot automoteur à conducteur porté exige un CACES valide selon le référentiel R489. L'employeur doit conserver les attestations, organiser les recyclages et interdire formellement la conduite sans autorisation délivrée en interne.
Mise en demeure de l'inspecteur du travail, arrêt de l'activité chariot. En cas d'accident impliquant un conducteur non habilité, responsabilité pénale de l'employeur pour mise en danger de la vie d'autrui.
Vérification périodique des chariots tous les 6 mois
L'arrêté du 1er mars 2004 impose une vérification générale périodique (VGP) des chariots par un organisme agréé au minimum tous les 6 mois, avec registre de sécurité tenu à jour. Chaque cariste effectue en complément une vérification journalière avant la prise de poste.
Interdiction d'utilisation immédiate des engins non vérifiés, amende, responsabilité en cas d'accident avec un engin défectueux.
Obligations spécifiques travail en chambre froide
Le travail en ambiance froide (0°C à -25°C) impose des EPI thermiques adaptés, une limitation des durées d'exposition avec alternance en zone tempérée, une surveillance médicale renforcée et un dispositif de sécurité anti-enfermement dans chaque chambre froide.
Mise en demeure de l'inspection du travail, responsabilité pénale en cas d'accident hypothermique.
Programme annuel de prévention (PAPRIPACT) pour 50+ salariés
Les entrepôts de 50 salariés et plus doivent établir chaque année un PAPRIPACT soumis au CSE, découlant directement du DUERP et fixant objectifs, actions, responsables et calendrier pour les risques prioritaires (TMS picking, risques chariots).
Évolution de la réglementation
Décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001 — création de l'obligation du Document Unique pour toutes les entreprises dès le 1er salarié, applicable au commerce alimentaire de gros et aux entrepôts logistiques
Arrêté du 1er mars 2004 — obligation de vérification générale périodique (VGP) des chariots élévateurs tous les 6 mois par un organisme agréé, renforcement des obligations de sécurité en entrepôt
1er janvier 2020 — nouveau référentiel CACES R489 obligatoire pour la conduite de chariots automoteurs de manutention à conducteur porté, remplacement de la recommandation R389
Loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 — loi Santé au Travail : conservation du DUERP pendant 40 ans, accès élargi, dépôt dématérialisé obligatoire, passeport de prévention pour chaque salarié
Décret n° 2022-395 du 18 mars 2022 — modalités de dépôt dématérialisé du DUERP sur portail numérique, déploiement progressif selon la taille de l'établissement
Pour en savoir plus sur vos obligations, consultez notre guide complet sur l'obligation du DUERP.
Les 10 risques professionnels majeurs en Commerce alimentaire de gros
Tableau interactif des risques évalués par gravité et fréquence d'exposition. Cliquez sur les en-têtes pour trier.
| Risque | Situations | Actions à mener | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Allées de stockage (coactivité piétons/chariots), quais de chargement/déchargement (risque de chute dans le vide), angles morts lors des manœuvres en marche arrière, conduite chargée en chambre froide (sol glissant), picking en hauteur (risque de chute de charge), zones de croisement insuffisamment marquées | Très élevée4/4 | Fréquente3/4 | Critique12/16 | Séparer physiquement les flux piétons et chariots par des barrières ou des voies dédiées, imposer des limitations de vitesse en entrepôt (6 km/h en zone piétonne), équiper les chariots de caméras de recul et d'avertisseurs sonores, organiser des VGP tous les 6 mois, tenir à jour le registre des habilitations CACES, former aux règles de conduite interne avant toute prise de poste | |
| Picking de commandes (15 000 gestes répétitifs par journée), déchargement de camions (colis en vrac, sacs de 25-50 kg), réapprovisionnement des rayonnages en hauteur (extension des bras), déplacement de palettes partielles, conditionnement et filmage de palettes, tri de marchandises | Élevée3/4 | Quotidienne4/4 | Critique12/16 | Équiper toutes les zones de picking de tables élévatrices et de chariots de préparation de commandes ergonomiques, remplacer les transpalettes manuels par des électriques pour les déplacements > 20 m, former aux gestes et postures par une action CARSAT, limiter le port manuel à 25 kg sans aide mécanique, introduire des exosquelettes passifs pour les tâches les plus contraignantes, intégrer des rotations de postes | |
| Travail en chambre froide négative (-18°C) plus de 20 minutes sans alternance, passage répété froid/chaud (choc thermique), picking en chambre froide positive avec port de charges répété, conduite de chariot en ambiance froide (engourdissement des membres), nettoyage des chambres froides (humidité et froid combinés) | Élevée3/4 | Quotidienne4/4 | Critique12/16 | Définir des durées maximales d'exposition par type de chambre froide (ex : 20 min max en négatif, alternance avec zone tempérée), fournir des EPI thermiques complets (manteau, gants isolants, chaussures de sécurité isolées, bonnet), équiper les chambres froides d'un système d'alarme et de déverrouillage intérieur (risque d'enfermement), installer une salle de récupération chauffée, réaliser une surveillance médicale renforcée | |
| Livraisons clients en camion réfrigéré (conduite de nuit, horaires précoces), manœuvres de poids lourd dans la cour de l'entrepôt (coactivité avec piétons), déchargement chez le client (situations variées, risques inconnus), conduite en intempéries (glace, pluie), fatigue en fin de tournée longue | Très élevée4/4 | Fréquente3/4 | Critique12/16 | Élaborer un plan de prévention du risque routier, limiter les horaires de départ avant 4h du matin, organiser des rotations de chauffeurs sur les longues tournées, équiper les véhicules de limiteurs de vitesse et de systèmes d'aide à la conduite (LDWS, AEBS), former à l'éco-conduite sécurisée, évaluer les risques des zones de livraison clientes | |
| Picking sur plusieurs niveaux de rayonnages (flexion et extension répétées), préparation de commandes avec port de colis 5-25 kg en répétition, saisie d'informations sur tablette en simultané avec la manutention, travail debout toute la journée sans alternance assis/debout, objectifs de productivité imposant une cadence soutenue | Élevée3/4 | Quotidienne4/4 | Critique12/16 | Analyser les postes de picking avec la CARSAT (analyse REBA/OCRA), équiper les postes en tables élévatrices et convoyeurs pour limiter la manutention manuelle, réorganiser les rayonnages selon les fréquences de rotation (produits lourds en zone centrale, à hauteur de ceinture), introduire des temps de récupération obligatoires dans les objectifs de cadence, mettre en place une rotation entre picking et autres tâches | |
| Quais de chargement sans barrière de protection (chute dans le vide lors de l'ouverture du camion), mezzanine sans garde-corps suffisant, accès aux rayonnages sur échelle (charge dans les mains), sols en chambre froide (givre, condensation), allées encombrées par des palettes en attente | Élevée3/4 | Fréquente3/4 | Élevé9/16 | Équiper les quais de niveleurs automatiques et de barrières écluses, installer des garde-corps réglementaires sur toutes les mezzanines, interdire l'accès aux rayonnages supérieurs à 2 m sans nacelle agréée, traiter les sols des chambres froides (revêtement antidérapant), balisage de toutes les zones de circulation temporaire | |
| Nettoyage des sols de chambre froide avec désinfectant chloré, pulvérisation de désinfectant dans les zones de stockage (espace fermé), nettoyage haute pression (aérosols contaminants), mélange accidentel de produits incompatibles (acide + javel), contact cutané répété lors des opérations de nettoyage sans gants adaptés | Élevée3/4 | Fréquente3/4 | Élevé9/16 | Constituer et afficher l'inventaire de tous les produits chimiques avec FDS, former les agents aux risques de chaque produit et à l'interdiction des mélanges dangereux, fournir des gants nitrile catégorie III résistants aux produits chimiques, équiper de masques filtrants pour les opérations de pulvérisation dans les espaces confinés, préférer les produits écolabellisés ou à faible émission de COV | |
| Stockage dense de cartons d'emballage inflammables, chariots électriques (batteries au plomb, risque d'inflammation), câblage électrique de réfrigération vieillissant, déchets d'emballage en attente de compactage, zone de charge des batteries de chariots (hydrogène dégagé) | Très élevée4/4 | Occasionnelle2/4 | Élevé8/16 | Installer un système de détection automatique d'incendie (SADI) et un système d'extinction automatique (sprinklers) dans les zones de stockage dense, séparer physiquement la zone de charge des batteries, former 100 % du personnel à l'évacuation et aux extincteurs, tenir à jour le registre de sécurité, réaliser un audit électrique par un organisme agréé, respecter les dispositions du règlement ICPE si l'entrepôt est soumis à autorisation | |
| Objectifs de picking horaires affichés et mesurés en temps réel, pression lors des pics saisonniers (fêtes, promotions), travail de nuit permanent pour certains postes, isolement des conducteurs de poids lourds en tournée, travail le week-end et les jours fériés, gestion du stress lors des retards de livraison fournisseur | Moyenne2/4 | Quotidienne4/4 | Élevé8/16 | Réaliser un diagnostic RPS avec un prestataire agréé, réviser les objectifs de cadence en prenant en compte les temps de déplacement et de récupération, former l'encadrement au management bienveillant, mettre en place des entretiens individuels trimestriels, proposer une ligne d'écoute psychologique, limiter le travail de nuit aux postes strictement nécessaires | |
| Zone quai de chargement (moteurs PL, chocs de palettes), allées de stockage (croisement de chariots, avertisseurs), chambre froide (ventilateurs frigorifiques en continu), zone de conditionnement/filmage (machines automatiques), réception de marchandises (chariots + camions simultanément) | Moyenne2/4 | Fréquente3/4 | Moyen6/16 | Réaliser une mesure sonométrique par un organisme compétent (CARSAT, bureau d'études acoustique), fournir des bouchons d'oreilles ou casques antibruit si niveau > 85 dB(A), programmer la maintenance des équipements frigorifiques pour limiter les nuisances sonores, acoustifier les locaux de repos loin des zones bruyantes |
La coactivité piétons/chariots dans les allées, les angles morts, les sols glissants en zone froide et les quais de chargement font des accidents de chariot l'une des premières causes de blessures graves et mortelles en entrepôt alimentaire.
Actions à mener
Séparer physiquement les flux piétons et chariots par des barrières ou des voies dédiées, imposer des limitations de vitesse en entrepôt (6 km/h en zone piétonne), équiper les chariots de caméras de recul et d'avertisseurs sonores, organiser des VGP tous les 6 mois, tenir à jour le registre des habilitations CACES, former aux règles de conduite interne avant toute prise de poste
Les opérateurs déplacent des cartons de 5 à 25 kg en répétition avec flexion, rotation et extension du dos ; selon l'INRS, les manutentions manuelles représentent 50 % des accidents en logistique et 75 % des inaptitudes professionnelles.
Actions à mener
Équiper toutes les zones de picking de tables élévatrices et de chariots de préparation de commandes ergonomiques, remplacer les transpalettes manuels par des électriques pour les déplacements > 20 m, former aux gestes et postures par une action CARSAT, limiter le port manuel à 25 kg sans aide mécanique, introduire des exosquelettes passifs pour les tâches les plus contraignantes, intégrer des rotations de postes
Le passage répété entre zones tempérées et chambres froides (0°C à -25°C) expose aux risques d'hypothermie, d'engelures et de choc thermique, tandis que l'engourdissement des mains augmente le risque d'accident lors des manutentions.
Actions à mener
Définir des durées maximales d'exposition par type de chambre froide (ex : 20 min max en négatif, alternance avec zone tempérée), fournir des EPI thermiques complets (manteau, gants isolants, chaussures de sécurité isolées, bonnet), équiper les chambres froides d'un système d'alarme et de déverrouillage intérieur (risque d'enfermement), installer une salle de récupération chauffée, réaliser une surveillance médicale renforcée
Les horaires de départ précoces (3h-5h du matin), la pression des délais et les manœuvres en entrepôt exposent les chauffeurs-livreurs à des risques routiers élevés, amplifiés par la somnolence et la fatigue en fin de tournée.
Actions à mener
Élaborer un plan de prévention du risque routier, limiter les horaires de départ avant 4h du matin, organiser des rotations de chauffeurs sur les longues tournées, équiper les véhicules de limiteurs de vitesse et de systèmes d'aide à la conduite (LDWS, AEBS), former à l'éco-conduite sécurisée, évaluer les risques des zones de livraison clientes
Un préparateur de commandes répète jusqu'à 15 000 gestes par journée (flexion, extension, rotation du rachis, port de colis variables), exposant massivement la coiffe des rotateurs, les poignets et les lombaires, aggravés par les objectifs de cadence horaires.
Actions à mener
Analyser les postes de picking avec la CARSAT (analyse REBA/OCRA), équiper les postes en tables élévatrices et convoyeurs pour limiter la manutention manuelle, réorganiser les rayonnages selon les fréquences de rotation (produits lourds en zone centrale, à hauteur de ceinture), introduire des temps de récupération obligatoires dans les objectifs de cadence, mettre en place une rotation entre picking et autres tâches
Les quais (hauteur 1,10-1,30 m, souvent sans protection), l'accès aux rayonnages en hauteur et les sols givrés en chambre froide font des chutes la deuxième cause d'accidents du travail en entrepôt alimentaire.
Actions à mener
Équiper les quais de niveleurs automatiques et de barrières écluses, installer des garde-corps réglementaires sur toutes les mezzanines, interdire l'accès aux rayonnages supérieurs à 2 m sans nacelle agréée, traiter les sols des chambres froides (revêtement antidérapant), balisage de toutes les zones de circulation temporaire
Les détergents alcalins, désinfectants chlorés et acides de détartrage utilisés en entrepôt alimentaire exposent les agents d'entretien à des risques cutanés (dermatites) et respiratoires (asthme professionnel), aggravés par la pulvérisation en espaces confinés.
Actions à mener
Constituer et afficher l'inventaire de tous les produits chimiques avec FDS, former les agents aux risques de chaque produit et à l'interdiction des mélanges dangereux, fournir des gants nitrile catégorie III résistants aux produits chimiques, équiper de masques filtrants pour les opérations de pulvérisation dans les espaces confinés, préférer les produits écolabellisés ou à faible émission de COV
La densité des marchandises, la masse d'emballages carton et les installations électriques de réfrigération font des entrepôts alimentaires des sites à risque incendie élevé, avec propagation rapide et risque de gaz toxique lié aux fluides frigorigènes.
Actions à mener
Installer un système de détection automatique d'incendie (SADI) et un système d'extinction automatique (sprinklers) dans les zones de stockage dense, séparer physiquement la zone de charge des batteries, former 100 % du personnel à l'évacuation et aux extincteurs, tenir à jour le registre de sécurité, réaliser un audit électrique par un organisme agréé, respecter les dispositions du règlement ICPE si l'entrepôt est soumis à autorisation
La pression sur les cadences de picking, les horaires décalés (2x8, 3x8, départs dès 3h du matin) et la faible autonomie sur le rythme de travail génèrent des RPS documentés, reflétés par un absentéisme souvent compris entre 8 et 12 %.
Actions à mener
Réaliser un diagnostic RPS avec un prestataire agréé, réviser les objectifs de cadence en prenant en compte les temps de déplacement et de récupération, former l'encadrement au management bienveillant, mettre en place des entretiens individuels trimestriels, proposer une ligne d'écoute psychologique, limiter le travail de nuit aux postes strictement nécessaires
Chariots élévateurs, compresseurs frigorifiques, chocs de palettes et moteurs de camions au ralenti peuvent dépasser 85 dB(A), seuil à partir duquel la protection auditive devient obligatoire réglementairement.
Actions à mener
Réaliser une mesure sonométrique par un organisme compétent (CARSAT, bureau d'études acoustique), fournir des bouchons d'oreilles ou casques antibruit si niveau > 85 dB(A), programmer la maintenance des équipements frigorifiques pour limiter les nuisances sonores, acoustifier les locaux de repos loin des zones bruyantes
Consultez notre liste complète des risques professionnels pour approfondir chaque catégorie de risque.
Comment rédiger un DUERP Commerce alimentaire de gros en 5 étapes
Rédiger un DUERP pour votre entrepôt de commerce alimentaire de gros peut sembler complexe face à la diversité des postes et des risques. La méthode est pourtant structurée en 5 étapes claires, que votre établissement soit un petit entrepôt frigorifique ou une grande plateforme de distribution. Voici comment procéder pour être en conformité avec le Code du travail.
Identifier toutes les unités de travail de l'entrepôt
Listez toutes les zones et postes — stockage sec, chambres froides, quai, préparation de commandes, bureaux, cour PL — en regroupant les salariés exposés aux mêmes risques dans chaque unité.
Inventorier les dangers par unité avec les opérateurs
Pour chaque unité, recensez les dangers (chariots, froid, chimiques, coactivité piétons/engins) en impliquant directement caristes, préparateurs et agents de réception qui connaissent les risques terrain.
Évaluer chaque risque (gravité × fréquence)
Cotez chaque danger de 1 à 4 en gravité et en fréquence ; le produit donne le niveau de risque — le risque chariot (4×3=12) et les TMS picking (3×4=12) sont à classer en priorité absolue.
Définir les mesures de prévention selon la hiérarchie
Appliquez dans l'ordre : suppression du danger, réduction à la source, protection collective, EPI adaptés, puis formation — en documentant chaque mesure retenue pour chaque risque identifié.
Formaliser le plan d'actions avec responsables et délais
Rédigez le plan d'actions avec responsable, délai (urgent < 1 mois, court terme < 3 mois) et budget ; faites signer le DUERP par le directeur et conservez toutes les versions pendant 40 ans.
Notre logiciel automatise ces 5 étapes en posant les bonnes questions adaptées au secteur commerce alimentaire de gros. Vous répondez, on génère votre DUERP conforme.
Besoin d'aide ? Lire notre guide de rédaction complet
Les unités de travail à évaluer dans votre Commerce alimentaire de gros
Un entrepôt de commerce alimentaire de gros comporte plusieurs unités de travail distinctes, chacune exposant le personnel à des risques spécifiques. Voici les 6 unités de travail à identifier dans votre DUERP.
Entrepôt de stockage sec
5-30 personnes
Zone principale de stockage à température ambiante, concentrant les risques chariots élévateurs (coactivité piétons/engins), chutes depuis les rayonnages, incendie (densité des cartons) et TMS du picking.
Quai de chargement / déchargement
2-10 personnes
Zone d'interface entre l'entrepôt et les véhicules de transport, exposant aux chutes dans le vide depuis les quais, à la coactivité PL/piétons, au port de charges et aux conditions météo.
Chambre froide positive (0°C à +5°C)
2-8 personnes
Zone de stockage des produits réfrigérés, avec exposition au froid, sols glissants par condensation, risque d'enfermement et TMS en ambiance froide lors du picking.
Zone de préparation de commandes
5-20 personnes
Zone de picking et de constitution des commandes, particulièrement exposée aux TMS par répétitivité des gestes, au port de charges, à la pression de cadence et aux chutes sur sol encombré.
Bureaux administratifs
1-6 personnes
Zone du personnel administratif et commercial, exposée aux TMS liés au travail sur écran, à la fatigue visuelle, à la sédentarité et aux RPS liés à la gestion des stocks et des commandes.
Parking et cour de manœuvre PL
2-8 personnes
Zone extérieure de stationnement et de manœuvre des poids lourds, exposant à la coactivité véhicules lourds/piétons, aux risques routiers et aux intempéries (verglas, givre).
Qu'est-ce qu'une unité de travail ?
Une unité de travail désigne un groupe de salariés exposés aux mêmes risques dans un même lieu ou une même situation de travail. Elle peut correspondre à un poste de travail, un atelier, un service ou un lieu géographique. L'identification des unités de travail est la première étape de l'évaluation des risques dans le DUERP.
Réglementation DUERP spécifique au secteur Commerce alimentaire de gros
Le commerce alimentaire de gros est soumis à une réglementation combinant le droit du travail, les règles de sécurité en entrepôt, les obligations CACES pour les engins et les règles spécifiques aux conditions climatiques. Voici les 6 textes clés à intégrer dans votre DUERP.
Code du travail — Obligations générales de sécurité
Articles L4121-1 à L4121-5 et R4121-1 à R4121-4Obligation générale de sécurité, évaluation des risques et élaboration du DUERP, avec responsabilité pénale du chef d'entreprise en cas d'accident grave sans mesures de prévention documentées.
Consulter le texte officielCACES R489 — Chariots automoteurs à conducteur porté
Recommandation CNAM R489 — Articles R4323-55 à R4323-57 du Code du travailObligation de formation et d'habilitation CACES R489 pour tous les conducteurs de chariots, avec délivrance d'une autorisation de conduite interne après vérification de l'aptitude médicale et évaluation pratique.
Consulter le texte officielVérification générale périodique des engins de manutention
Arrêté du 1er mars 2004 — Articles R4323-23 et R4324-1 à R4324-45 du Code du travailLes chariots élévateurs doivent faire l'objet d'une VGP par un organisme agréé au moins tous les 6 mois, avec registre de sécurité conservé et présenté à l'inspection du travail sur demande.
Consulter le texte officielManutention manuelle — Principes généraux de prévention
Articles R4541-1 à R4541-11 du Code du travailL'employeur doit éviter la manutention manuelle au-delà des valeurs réglementaires (25 kg pour un adulte isolé) et, lorsqu'elle est inévitable, fournir des aides mécaniques et former les salariés aux gestes et postures.
Consulter le texte officielTravail en ambiance thermique froide
Articles R4213-1 et R4213-2 du Code du travail — Norme NF EN ISO 15743L'employeur doit évaluer les risques liés au travail en ambiance froide et mettre en place EPI thermiques, limitation des durées d'exposition, alternance chaud/froid et surveillance médicale renforcée.
Consulter le texte officielLoi Santé au Travail — Conservation et dépôt numérique
Loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 et décret n° 2022-395 du 18 mars 2022Conservation du DUERP pendant 40 ans, dépôt dématérialisé sur portail numérique et passeport de prévention par salarié, obligations s'appliquant pleinement aux entrepôts et plateformes logistiques alimentaires.
Organismes de référence
INRS
Institut National de Recherche et de Sécurité
CARSAT
Caisse d'Assurance Retraite et Santé au Travail
Médecine du travail
Service de santé au travail interentreprises
Inspection du travail
Direction régionale (DREETS)
Mesures de prévention incontournables en Commerce alimentaire de gros
La prévention des risques dans un entrepôt de commerce alimentaire de gros nécessite une approche globale, de l'ergonomie des postes de picking à la sécurité des chariots en passant par la protection thermique en chambre froide. Voici les mesures prioritaires organisées par thème.
Sécurité des chariots et de la circulation
4 mesures
Séparation physique des flux piétons et chariots
Priorité hauteInstaller des barrières, îlots et cheminements piétons physiquement séparés des voies chariots, avec marquage sol jaune pour les voies de circulation et blanc pour les zones piétonnes.
Plan de circulation et limitation de vitesse
Priorité hauteRédiger et afficher un plan de circulation intérieur (6 km/h en zone mixte, 3 km/h en zone piétonne), et équiper les chariots de limiteurs de vitesse, caméras de recul et avertisseurs sonores.
Gestion des habilitations CACES
Priorité hauteTenir à jour un registre des habilitations CACES par cariste, organiser les recyclages tous les 5 ans et délivrer une autorisation de conduite interne après évaluation pratique sur site.
VGP chariots tous les 6 mois
Priorité hauteContracter avec un organisme agréé pour les VGP semestrielles, tenir le registre à disposition de l'inspection du travail et exiger une fiche de contrôle journalière de chaque cariste avant prise de poste.
Prévention des TMS du picking
3 mesures
Analyse ergonomique des postes de picking
Priorité hauteFaire réaliser une analyse ergonomique par la CARSAT ou un ergonome (méthodes REBA, OCRA) pour identifier les postes les plus contraignants ; les résultats doivent figurer dans le DUERP.
Équipements d'aide à la manutention
Priorité hauteÉquiper les postes de picking de tables élévatrices, convoyeurs et chariots ergonomiques, et remplacer les transpalettes manuels par des électriques pour tout déplacement supérieur à 15 m.
Organisation des rayonnages selon les rotations
Priorité moyennePositionner les produits lourds et les plus fréquemment prélevés à hauteur de ceinture (80-100 cm) et optimiser les tournées de picking pour limiter les gestes extrêmes.
Protection en chambre froide
3 mesures
EPI thermiques adaptés
Priorité hauteFournir à tout le personnel en chambre froide un équipement complet adapté à la température (combinaison isolante, gants, chaussures homologuées) avec entretien et remplacement réguliers.
Durées d'exposition et alternance obligatoires
Priorité hauteDéfinir et afficher les durées maximales dans chaque chambre froide (20 min en négatif, 45 min en positif) avec une salle de récupération chauffée et des boissons chaudes accessibles.
Sécurité en cas d'enfermement accidentel
Priorité hauteÉquiper toutes les chambres froides d'un déverrouillage intérieur sécurisé, d'une alarme sonore actionnnable de l'intérieur et d'une lumière de secours, avec vérification mensuelle.
Organisation du travail et RPS
3 mesures
Révision des objectifs de cadence picking
Priorité moyenneIntégrer dans les objectifs horaires les temps de déplacement et de récupération réglementaire, en évitant les indicateurs de productivité individuelle affichés publiquement.
Rotation entre postes contraignants
Priorité moyenneOrganiser des rotations entre picking, conditionnement, réception et contrôle qualité pour limiter l'exposition cumulée aux TMS et diversifier les postures tout au long de la journée.
Formation PRAP (Prévention des Risques liés à l'Activité Physique)
RecommandéeFormer des salariés acteurs PRAP (formation INRS de 2 jours) pour identifier et réduire les risques de manutention manuelle et assurer la mise à jour participative du DUERP.
Rappel : hiérarchie de prévention (Code du travail)
- 1Supprimer le danger à la source (substitution de produits, suppression du poste dangereux)
- 2Réduire le risque par des moyens techniques (ventilation, revêtement antidérapant)
- 3Protéger les travailleurs par des EPI (gants, chaussures de sécurité)
- 4Former et informer les salariés (gestes et postures, sécurité incendie)
DUERP Commerce alimentaire de gros : Word/Excel vs logiciel spécialisé
Élaborer un DUERP pour votre entrepôt de commerce alimentaire de gros peut se faire manuellement ou avec un logiciel spécialisé. Voici une comparaison objective des deux approches.
Temps de rédaction
3 à 8 jours de travail
Word/Excel
Moins de 20 minutes
Notre logiciel
Risques entrepôt alimentaire pré-identifiés
Vous partez de zéro
Word/Excel
Chariots, TMS, froid, chimique inclus
Notre logiciel
Conformité réglementaire CACES et VGP
À vos risques — sans garantie
Word/Excel
Références Art. R4323-55 et R489 incluses
Notre logiciel
Mise à jour annuelle
Tout rédiger à nouveau
Word/Excel
Modification rapide et versionnée
Notre logiciel
Format PDF professionnel
Mise en page approximative
Word/Excel
PDF prêt pour l'inspection du travail
Notre logiciel
Conservation 40 ans
À votre charge (risque de perte)
Word/Excel
Archivage sécurisé inclus
Notre logiciel
Questions fréquentes sur le DUERP en Commerce alimentaire de gros
Retrouvez les réponses aux 10 questions les plus posées sur le Document Unique en commerce alimentaire de gros.
D'autres questions ? Consultez notre FAQ complète sur le DUERP.
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