DUERP Entrepôt : risques, obligations et prévention
Les entrepôts logistiques concentrent des risques élevés : circulation d'engins, manutention intensive, chutes d'objets en hauteur et conditions de travail en froid positif ou négatif. Un DUERP entrepôt complet est indispensable.
Tout savoir sur le DUERP en Entrepôt
La logistique d'entrepôt est l'un des secteurs les plus accidentogènes de France : plus de 600 000 salariés dans 30 000 entrepôts enregistrent près de 55 000 accidents du travail avec arrêt chaque année (CNAM). Le DUERP est une obligation légale absolue dès le premier salarié (articles R4121-1 à R4121-4 du Code du travail).
La coactivité chariots/piétons génère les accidents mortels les plus fréquents du secteur. Les chutes de hauteur en rayonnage et les effondrements de palettes constituent la deuxième cause de décès. Les manutentions répétées causent plus de 40 % des TMS reconnus en maladies professionnelles. S'y ajoutent le bruit, les températures extrêmes des entrepôts frigorifiques (-18 à -25 °C), le risque incendie ICPE et la pression des systèmes WMS.
Notre plateforme génère un DUERP logistique complet et conforme en moins de 30 minutes. Risques chariots, rayonnages, quai, froid et incendie sont pré-identifiés par unité de travail, avec les obligations issues de la recommandation CNAM R.489, de la norme NF EN 15635 et de la réglementation ICPE intégrées d'office.
DUERP Entrepôt — En bref
Vue d'ensemble des points clés de cette page
Le DUERP en Entrepôt : une obligation légale depuis 2001
Le Document Unique est obligatoire pour tout employeur dès le premier salarié, conformément aux articles R4121-1 et suivants du Code du travail.
Document Unique obligatoire dès le 1er salarié
Tout exploitant d'entrepôt logistique doit élaborer et tenir à jour un DUERP dès le premier salarié, couvrant toutes les unités de travail : stockage sur racks, quai, préparation de commandes, bureau d'exploitation et zone de charge de batteries. L'évaluation doit être conduite en conditions réelles, en tenant compte des horaires décalés, des pics saisonniers et du recours à l'intérim.
Amende de 1 500 € (contravention de 5e classe), portée à 3 000 € en cas de récidive. En cas d'accident mortel sans DUERP à jour — notamment lors d'une collision chariot/piéton ou d'un effondrement de rayonnage — la faute inexcusable de l'employeur peut être retenue, engageant sa responsabilité pénale et civile.
CACES obligatoire pour tous les conducteurs d'engins de manutention
Tout cariste conduisant un chariot élévateur frontal (CACES R.489 cat. 3), transpalette à conducteur porté (cat. 1B), chariot rétractable (cat. 5) ou grande hauteur (cat. 6) doit être titulaire d'un CACES valide, d'une autorisation de conduite nominative et d'une aptitude médicale validée par le médecin du travail. Le DUERP doit lister les engins utilisés, les habilitations requises et le plan de renouvellement (validité 5 ans).
Défaut d'habilitation CACES : amende, responsabilité directe de l'employeur en cas d'accident, possible invalidation des garanties assurances professionnelles.
Plan de circulation obligatoire — séparation piétons/engins
Dans tout entrepôt avec engins motorisés, l'employeur doit établir un plan de circulation formalisé séparant flux piétons et flux engins, définissant vitesses maximales (5 km/h en intérieur), zones de stationnement et procédures de coactivité lors des opérations de chargement/déchargement. Le non-respect est l'une des principales causes d'accidents mortels selon l'INRS.
Infraction aux règles de circulation en entrepôt : mise en demeure de l'inspection du travail, injonction à arrêter les travaux en cas de danger grave et imminent.
Contrôle réglementaire des rayonnages de stockage
Les rayonnages métalliques à palettes doivent faire l'objet d'une inspection visuelle hebdomadaire par un opérateur formé et d'un audit annuel par un expert externe, conformément à la norme NF EN 15635. Les anomalies doivent être enregistrées et les emplacements endommagés déchargés jusqu'à réparation certifiée.
En cas d'effondrement de rayonnage sans contrôle documenté, la responsabilité pénale de l'employeur pour mise en danger délibérée de la vie d'autrui peut être retenue.
Réglementation ICPE — Installations Classées pour la Protection de l'Environnement
Les entrepôts de plus de 500 m² sont soumis à la rubrique 1510 ICPE (déclaration, enregistrement ou autorisation selon la superficie). Les prescriptions obligatoires incluent sprinklers, murs coupe-feu, cantonnement et désenfumage, et doivent être intégrées dans le DUERP.
Programme annuel de prévention (PAPRIPACT) — entreprises 50+ salariés
Les entrepôts de 50 salariés et plus doivent établir un PAPRIPACT issu du DUERP, listant les actions prioritaires avec responsables, budgets et délais. Il doit être soumis au CSE et tenu à disposition de l'inspection du travail et de la CARSAT.
Évolution de la réglementation
Décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001 — création de l'obligation du Document Unique d'évaluation des risques professionnels pour toutes les entreprises dès le 1er salarié, applicable à l'ensemble des entrepôts et plateformes logistiques
Recommandation CNAM R.489 — actualisation des règles de sécurité pour les chariots de manutention à conducteur porté, renforcement de l'obligation CACES avec refonte des catégories, introduction de l'autorisation de conduite employeur
Norme NF EN 15635 — adoption de la norme européenne sur l'utilisation et la maintenance des systèmes de rayonnages métalliques, imposant des inspections périodiques formalisées et un registre d'anomalies dans tous les entrepôts de stockage sur racks
Arrêté ministériel du 11 avril 2017 — refonte de la réglementation ICPE rubrique 1510 pour les entrepôts couverts, nouvelles prescriptions incendie : sprinklers, cantonnement, désenfumage, distances de sécurité renforcées pour les entrepôts de plus de 300 m²
Loi Santé au Travail n° 2021-1018 du 2 août 2021 — conservation obligatoire du DUERP pendant 40 ans, dépôt dématérialisé progressif sur portail numérique, renforcement du rôle du CSE dans l'évaluation des risques, passeport de prévention pour chaque salarié
Décret n° 2022-395 du 18 mars 2022 — portail numérique de dépôt du DUERP ; montée en puissance de la robotisation et de l'automatisation en entrepôt (AGV, cobots) imposant une réévaluation des risques de coactivité homme/machine ; décret chaleur 2026 imposant l'intégration du risque thermique pour les travailleurs en docks et en entrepôts non climatisés
Pour en savoir plus sur vos obligations, consultez notre guide complet sur l'obligation du DUERP.
Les 10 risques professionnels majeurs en Entrepôt
Tableau interactif des risques évalués par gravité et fréquence d'exposition. Cliquez sur les en-têtes pour trier.
| Risque | Situations | Actions à mener | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Croisements d'allées sans visibilité préalable, zones de quai avec co-circulation chariots et camions, dépôt de palettes en rack avec arrière du chariot vers une allée de passage piétons, marche en arrière sans visibilité, manœuvres en zone de préparation de commandes partagée entre caristes et préparateurs à pied, accès de visiteurs et de chauffeurs sans consigne de circulation | Très élevée4/4 | Fréquente3/4 | Critique12/16 | Formaliser et matérialiser au sol un plan de circulation strict séparant les flux piétons et engins (bandes peintes, barrières physiques, chicanes d'accès), installer des miroirs convexes à tous les croisements d'allées et des détecteurs piétons (capteurs ultrasoniques ou RFID) sur les chariots à risque, équiper tous les chariots de feux de signalisation Blue Spot projetant un faisceau lumineux au sol à l'avant et à l'arrière, organiser des accueils sécurité obligatoires pour tout visiteur ou chauffeur entrant dans l'entrepôt, mettre en place des zones d'exclusion piétons lors des opérations de stockage/déstockage en hauteur | |
| Récupération manuelle de marchandises tombées sur les lisses d'un rack sans équipement adapté, inspection visuelle des niveaux supérieurs depuis une allée sans protection contre les chutes de charges, dépôt de palettes instables ou en débord en hauteur par un cariste, racks endommagés par des chocs de chariots non signalés ni réparés, utilisation d'une échelle appuyée contre un rack métallique pour accéder à un niveau supérieur | Très élevée4/4 | Fréquente3/4 | Critique12/16 | Mettre en place un programme d'inspection hebdomadaire des racks par un opérateur formé et un audit annuel par un expert externe conformément à la norme NF EN 15635, enregistrer toutes les anomalies dans un registre dédié et ne réutiliser les emplacements endommagés qu'après réparation certifiée, installer des protecteurs de pied de rack sur 100 % des montants exposés à la circulation des chariots, interdire formellement l'accès manuel aux niveaux supérieurs des racks sans nacelle élévatrice de type PEMP (Plateforme Élévatrice Mobile de Personnel) ou passerelle dédiée, former tous les caristes au conditionnement correct des palettes (débord maximal autorisé, hauteur de pose selon la charge admissible) | |
| Préparation de commandes en picking manuel sur des allées de 8 à 12 mètres de hauteur avec prises répétées à des hauteurs variables (au sol et en extension), palettisation manuelle de commandes mixtes avec des charges hétérogènes de 0,5 à 25 kg, déchargement manuel de camions dont le chargement n'est pas sur palettes (vrac, colis non palettisables), travail dans des entrepôts sans climatisation en été (températures pouvant dépasser 35°C dans les docks) | Élevée3/4 | Quotidienne4/4 | Critique12/16 | Déployer des aides mécaniques à la préparation (transpalettes électriques accompagnants, pick-to-light, chariots préparateurs de commandes) pour réduire les distances de marche et les prises au sol, imposer une limite de 15 kg pour les manutentions individuelles et organiser les tâches en binôme pour les charges plus lourdes, participer au programme TMS Pros de l'Assurance Maladie avec analyse de poste par un ergonome, mettre en place une rotation obligatoire des postes de préparation toutes les 2 heures pour prévenir la répétition des gestes, équiper les postes de palettisation de tables élévatrices à genoux ou de palettiseurs assistés pour éviter les gestes en posture extreme | |
| Préparation de commandes au sol (picking bas) en flexion lombaire répétée sur des vacations de 6 à 8 heures, réception et contrôle de colis avec gestes de retournement et de scanning répétitifs, caristes sur transpalettes à conducteur porté exposés aux vibrations sur les revêtements dégradés, opérateurs de tri sur convoyeurs en posture debout statique avec gestes unilatéraux répétitifs, préparateurs équipés de scanners portés au poignet ou au bras générant des contraintes biomécaniques spécifiques | Élevée3/4 | Quotidienne4/4 | Critique12/16 | Engager une démarche TMS Pros avec l'Assurance Maladie incluant une analyse ergonomique approfondie des postes de préparation, déployer des solutions mécaniques réduisant les gestes en postures extrêmes (tables élévatrices motorisées, chariots préparateurs avec plancher élévateur, convoyeurs à hauteur réglable), mettre en place une rotation systématique des postes toutes les 2 heures, réduire les cadences WMS lors des périodes de chaleur extrême ou en fin de nuit, intégrer des pauses actives de 5 minutes avec exercices d'étirement toutes les 90 minutes | |
| Caristes et préparateurs travaillant exclusivement en entrepôt surgelé (-18 à -25°C) pendant des vacations de 6 à 8 heures, opérateurs effectuant des entrées-sorties répétées (5 à 10 fois par heure) entre la chambre froide et l'entrepôt ambiant, agents de quai en docks ouverts en hiver (températures pouvant descendre à -5 à -10°C avec le vent), préparateurs dans des entrepôts non climatisés en période de canicule (températures pouvant dépasser 40°C sous toit en métal) | Élevée3/4 | Fréquente3/4 | Élevé9/16 | Fournir des équipements de protection individuelle grand froid complets et adaptés (combinaison isolante EN 342, gants grand froid, chaussures thermoformées isolantes, cagoule) pour tout opérateur en chambre froide négative, fixer par procédure les durées maximales d'exposition continue en chambre froide avec des pauses de réchauffement documentées, installer un système de détection de présence en chambre froide (alarme de survie, interverrouillage à l'ouverture interne impossible), mettre en place pour les entrepôts chauds en été un plan canicule conforme au décret 2026 (horaires décalés, points d'eau fraîche, limitation des cadences, surveillance médicale renforcée), organiser la surveillance médicale renforcée pour tous les travailleurs exposés régulièrement au froid ou à la chaleur extrême | |
| Préparateurs de commandes soumis à des objectifs de productivité WMS affichés en temps réel (nombre de lignes/heure, score de performance individuel), opérateurs de quai subissant la pression des créneaux de déchargement des transporteurs avec pénalités en cas de dépassement, caristes en polyvalence totale soumis à des tâches multiples sans temps morts, équipes de nuit sans encadrement de proximité avec pression des ordres de préparation en cours, travailleurs temporaires représentant 30 à 50 % des effectifs en pic d'activité avec peu de soutien à l'intégration | Élevée3/4 | Fréquente3/4 | Élevé9/16 | Intégrer un volet RPS dans le DUERP avec diagnostic collectif utilisant le questionnaire de Karasek ou l'outil INRS, revoir les paramétrages WMS pour que les objectifs de productivité intègrent une marge de sécurité permettant aux opérateurs de respecter les règles de sécurité sans être pénalisés (ceinture de sécurité engin, délimitation des zones), former les managers de proximité à la détection des signaux faibles de souffrance au travail et à l'animation d'équipes en conditions difficiles, mettre en place une ligne d'écoute psychologique confidentielle pour les entrepôts de 50+ salariés, organiser des temps d'échange collectif réguliers incluant les travailleurs temporaires | |
| Allées de préparation encombrées en fin de réception avec films plastiques et emballages au sol, quais de déchargement humides après pluie ou après déchargement de marchandises fraîches, transition glissante entre l'extérieur froid et l'entrepôt à température ambiante générant de la condensation, passage des portes sectionnelles avec présence de coulures d'eau, zones de charge de batteries avec dépôts d'acide | Moyenne2/4 | Quotidienne4/4 | Élevé8/16 | Mettre en place un programme systématique de nettoyage et de débarrassage des allées toutes les heures en période d'activité intense, installer des revêtements de sol antidérapants (classe R11 minimum) dans les zones à risque de glissance (docks, entrées, zones frigorifiques), signaliser de manière permanente les zones de transition de niveau et les portes à haut risque de condensation, vérifier et remettre en état les sols dégradés lors de la maintenance trimestrielle de l'entrepôt, former tous les opérateurs à l'identification et au signalement immédiat des dangers au sol | |
| Dépôt d'une palette en hauteur avec déséquilibre de la charge sur les fourches, palette europalette réutilisée avec plancher fissuré sous une charge de plus de 800 kg, manutention d'une charge volumineuse dépassant le gabarit des fourches, basculement d'une palette lors d'un dépôt au sol sur un sol inégal, opérateur à pied se trouvant dans la zone de dépôt lors d'une manutention par chariot | Très élevée4/4 | Occasionnelle2/4 | Élevé8/16 | Établir une procédure formelle d'inspection des palettes avant chargement avec grille de contrôle (planches fissurées, clous saillants, déformation structurelle) et déclassement systématique des palettes non conformes, définir des zones d'exclusion matérialisées au sol autour de chaque emplacement de dépôt de chariot et interdire formellement leur franchissement pendant les opérations, former tous les caristes à la gestion des charges déséquilibrées et aux procédures de dépôt sécurisé en hauteur, mettre en place un programme de renouvellement des palettes usagées avec rotation basée sur l'âge et l'état | |
| Zone de charge de batteries de chariots électriques et de transpalettes (échauffement, court-circuit, emballement thermique des batteries lithium-ion), stockage de produits inflammables (aérosols, solvants, peintures) sans local dédié ventilé et compartimenté, racks présentant des arcs électriques dus à des câbles d'alimentation endommagés par des chariots, locaux techniques (tableaux électriques, compresseurs) insuffisamment protégés contre les incendies, travaux de découpe ou de soudure en entrepôt sans permis de feu | Très élevée4/4 | Occasionnelle2/4 | Élevé8/16 | Vérifier la conformité ICPE de l'entrepôt et mettre en place les prescriptions d'arrêté (sprinklers, murs coupe-feu, cantonnement, désenfumage) selon le régime applicable (déclaration, enregistrement ou autorisation), créer un local de charge de batteries dédié, ventilé, compartimenté coupe-feu et équipé de détection automatique d'incendie, instituer un système de permis de feu pour tout travail par points chauds en entrepôt, organiser deux exercices d'évacuation annuels avec chronométrage et désigner des équipiers de première intervention dans chaque équipe, mettre en place une maintenance électrique annuelle par un organisme agréé avec traitement prioritaire des observations | |
| Quai de réception avec déchargement simultané de plusieurs camions, zones de convoyage automatique de colis, allées de circulation avec flux intense de chariots thermiques, postes de palettisation mécanisée avec cercleuses et filmeuses automatiques, zones de préparation robotisée avec AGV (Automated Guided Vehicles) | Moyenne2/4 | Fréquente3/4 | Moyen6/16 | Réaliser une cartographie du bruit dans l'entrepôt par un acousticien (mesures selon NF EN ISO 9612) pour identifier les zones dépassant 80 et 85 dB(A), mettre en place des protections collectives en priorité (silencieux sur les éléments de convoyage, entretien préventif des engins pour réduire le bruit à la source, horaires décalés pour les opérations les plus bruyantes), rendre le port de protection auditive obligatoire et vérifiable dans les zones dépassant 85 dB(A), organiser la surveillance audiométrique périodique obligatoire pour les salariés exposés plus de 80 dB(A) régulièrement |
La collision chariot/piéton est la première cause d'accidents mortels en entrepôt : les chariots de 2 à 5 tonnes circulent dans les mêmes allées que les préparateurs à pied, avec des angles morts importants, des vitesses pouvant dépasser 15 km/h à vide et une faible visibilité aux croisements.
Actions à mener
Formaliser et matérialiser au sol un plan de circulation strict séparant les flux piétons et engins (bandes peintes, barrières physiques, chicanes d'accès), installer des miroirs convexes à tous les croisements d'allées et des détecteurs piétons (capteurs ultrasoniques ou RFID) sur les chariots à risque, équiper tous les chariots de feux de signalisation Blue Spot projetant un faisceau lumineux au sol à l'avant et à l'arrière, organiser des accueils sécurité obligatoires pour tout visiteur ou chauffeur entrant dans l'entrepôt, mettre en place des zones d'exclusion piétons lors des opérations de stockage/déstockage en hauteur
Les entrepôts stockent sur des racks de 6 à 12 mètres de hauteur, exposant les opérateurs à deux types d'accidents : chutes de personnes lors d'interventions manuelles sur les niveaux supérieurs, et chutes de charges depuis les racks (palettes instables ou débord) pouvant écraser mortellement les opérateurs en allée.
Actions à mener
Mettre en place un programme d'inspection hebdomadaire des racks par un opérateur formé et un audit annuel par un expert externe conformément à la norme NF EN 15635, enregistrer toutes les anomalies dans un registre dédié et ne réutiliser les emplacements endommagés qu'après réparation certifiée, installer des protecteurs de pied de rack sur 100 % des montants exposés à la circulation des chariots, interdire formellement l'accès manuel aux niveaux supérieurs des racks sans nacelle élévatrice de type PEMP (Plateforme Élévatrice Mobile de Personnel) ou passerelle dédiée, former tous les caristes au conditionnement correct des palettes (débord maximal autorisé, hauteur de pose selon la charge admissible)
La préparation de commandes génère le plus de TMS dans la logistique : un préparateur effectue 8 à 15 km de marche par jour avec des dizaines de milliers de prises répétées de 1 à 30 kg, causant plus de 40 % des accidents du travail et la quasi-totalité des maladies professionnelles du secteur (tableau MP 57).
Actions à mener
Déployer des aides mécaniques à la préparation (transpalettes électriques accompagnants, pick-to-light, chariots préparateurs de commandes) pour réduire les distances de marche et les prises au sol, imposer une limite de 15 kg pour les manutentions individuelles et organiser les tâches en binôme pour les charges plus lourdes, participer au programme TMS Pros de l'Assurance Maladie avec analyse de poste par un ergonome, mettre en place une rotation obligatoire des postes de préparation toutes les 2 heures pour prévenir la répétition des gestes, équiper les postes de palettisation de tables élévatrices à genoux ou de palettiseurs assistés pour éviter les gestes en posture extreme
Les TMS représentent plus de 80 % des maladies professionnelles en logistique d'entrepôt : répétitivité des gestes (milliers de prises par vacation), manutentions à hauteurs extrêmes, vibrations corps entier des chariots et postures statiques prolongées exposent préparateurs et caristes aux TMS de l'épaule (MP 57B), du poignet (MP 57C) et du rachis lombaire (MP 98).
Actions à mener
Engager une démarche TMS Pros avec l'Assurance Maladie incluant une analyse ergonomique approfondie des postes de préparation, déployer des solutions mécaniques réduisant les gestes en postures extrêmes (tables élévatrices motorisées, chariots préparateurs avec plancher élévateur, convoyeurs à hauteur réglable), mettre en place une rotation systématique des postes toutes les 2 heures, réduire les cadences WMS lors des périodes de chaleur extrême ou en fin de nuit, intégrer des pauses actives de 5 minutes avec exercices d'étirement toutes les 90 minutes
Le travail en chambre froide négative (-18 à -25 °C) expose les opérateurs à l'hypothermie, aux gelures et aux pathologies articulaires chroniques ; à l'opposé, les docks ouverts et entrepôts non climatisés dépassent 35-40 °C en été, exposant aux coups de chaleur — risque désormais obligatoire à intégrer dans le DUERP depuis le décret chaleur 2026.
Actions à mener
Fournir des équipements de protection individuelle grand froid complets et adaptés (combinaison isolante EN 342, gants grand froid, chaussures thermoformées isolantes, cagoule) pour tout opérateur en chambre froide négative, fixer par procédure les durées maximales d'exposition continue en chambre froide avec des pauses de réchauffement documentées, installer un système de détection de présence en chambre froide (alarme de survie, interverrouillage à l'ouverture interne impossible), mettre en place pour les entrepôts chauds en été un plan canicule conforme au décret 2026 (horaires décalés, points d'eau fraîche, limitation des cadences, surveillance médicale renforcée), organiser la surveillance médicale renforcée pour tous les travailleurs exposés régulièrement au froid ou à la chaleur extrême
Le déploiement massif des WMS quantifiant en temps réel la productivité individuelle (lignes/heure, taux d'erreur) génère une pression psychologique continue identifiée par l'INRS comme facteur de risque psychosocial majeur, favorisant le burnout et les conduites à risque liées à la précipitation pour tenir les fenêtres de livraison.
Actions à mener
Intégrer un volet RPS dans le DUERP avec diagnostic collectif utilisant le questionnaire de Karasek ou l'outil INRS, revoir les paramétrages WMS pour que les objectifs de productivité intègrent une marge de sécurité permettant aux opérateurs de respecter les règles de sécurité sans être pénalisés (ceinture de sécurité engin, délimitation des zones), former les managers de proximité à la détection des signaux faibles de souffrance au travail et à l'animation d'équipes en conditions difficiles, mettre en place une ligne d'écoute psychologique confidentielle pour les entrepôts de 50+ salariés, organiser des temps d'échange collectif réguliers incluant les travailleurs temporaires
Les chutes de plain-pied sont la troisième cause d'accidents en entrepôt : sols encombrés de films étirables et d'emballages lors des phases intenses, surfaces glissantes aux abords des docks et en entrepôt froid (condensation), et zones de transition non signalées entre niveaux différents exposent quotidiennement les opérateurs.
Actions à mener
Mettre en place un programme systématique de nettoyage et de débarrassage des allées toutes les heures en période d'activité intense, installer des revêtements de sol antidérapants (classe R11 minimum) dans les zones à risque de glissance (docks, entrées, zones frigorifiques), signaliser de manière permanente les zones de transition de niveau et les portes à haut risque de condensation, vérifier et remettre en état les sols dégradés lors de la maintenance trimestrielle de l'entrepôt, former tous les opérateurs à l'identification et au signalement immédiat des dangers au sol
L'écrasement par une palette en cours de manutention survient lors du dépôt ou de l'enlèvement de palettes lourdes (800 à 1 500 kg) par chariot élévateur : déséquilibre de la charge, mauvaise accroche des fourches, rupture d'une planche d'europalette usagée ou basculement en hauteur exposent les opérateurs se trouvant dans le rayon d'action.
Actions à mener
Établir une procédure formelle d'inspection des palettes avant chargement avec grille de contrôle (planches fissurées, clous saillants, déformation structurelle) et déclassement systématique des palettes non conformes, définir des zones d'exclusion matérialisées au sol autour de chaque emplacement de dépôt de chariot et interdire formellement leur franchissement pendant les opérations, former tous les caristes à la gestion des charges déséquilibrées et aux procédures de dépôt sécurisé en hauteur, mettre en place un programme de renouvellement des palettes usagées avec rotation basée sur l'âge et l'état
L'incendie d'entrepôt est le sinistre industriel le plus fréquent en France : volumes considérables de marchandises combustibles stockées en hauteur, tirage vertical intense et sources d'ignition multiples (charges de batteries lithium-ion, installations électriques) créent un risque de propagation rapide qu'un système ICPE non conforme ne peut contenir.
Actions à mener
Vérifier la conformité ICPE de l'entrepôt et mettre en place les prescriptions d'arrêté (sprinklers, murs coupe-feu, cantonnement, désenfumage) selon le régime applicable (déclaration, enregistrement ou autorisation), créer un local de charge de batteries dédié, ventilé, compartimenté coupe-feu et équipé de détection automatique d'incendie, instituer un système de permis de feu pour tout travail par points chauds en entrepôt, organiser deux exercices d'évacuation annuels avec chronométrage et désigner des équipiers de première intervention dans chaque équipe, mettre en place une maintenance électrique annuelle par un organisme agréé avec traitement prioritaire des observations
Le bruit en entrepôt provient des moteurs de chariots (65 à 85 dB(A)), des avertisseurs sonores obligatoires, des systèmes de convoyage mécanisés et des opérations de déchargement ; dans les entrepôts très mécanisés, les niveaux dépassent 85 dB(A) aux quais, exposant les opérateurs à une surdité professionnelle irréversible (tableau MP 42).
Actions à mener
Réaliser une cartographie du bruit dans l'entrepôt par un acousticien (mesures selon NF EN ISO 9612) pour identifier les zones dépassant 80 et 85 dB(A), mettre en place des protections collectives en priorité (silencieux sur les éléments de convoyage, entretien préventif des engins pour réduire le bruit à la source, horaires décalés pour les opérations les plus bruyantes), rendre le port de protection auditive obligatoire et vérifiable dans les zones dépassant 85 dB(A), organiser la surveillance audiométrique périodique obligatoire pour les salariés exposés plus de 80 dB(A) régulièrement
Consultez notre liste complète des risques professionnels pour approfondir chaque catégorie de risque.
Comment rédiger un DUERP Entrepôt en 5 étapes
Le DUERP d'un entrepôt logistique présente des spécificités importantes : la coactivité intensive entre engins motorisés et piétons, la hauteur des rayonnages, la diversité des profils de salariés (permanents, intérimaires, prestataires) et les contraintes réglementaires ICPE. Voici comment structurer votre évaluation des risques en 5 étapes adaptées aux réalités opérationnelles de la logistique d'entrepôt.
Cartographier les unités de travail et les zones à risque
Établissez un plan de l'entrepôt identifiant chaque zone d'activité (stockage sur racks, quai, préparation, bureau, parking engins) avec les engins utilisés, les horaires et les effectifs types, afin de ne manquer aucune zone à risque secondaire.
Impliquer les caristes, préparateurs et agents de quai
Organisez des échanges courts par unité de travail avec des volontaires de chaque équipe (y compris nuit et intérimaires), et consultez le registre des accidents, les signalements de danger grave et les données de sinistralité de la CARSAT.
Coter les risques avec les spécificités logistique
Évaluez gravité (1 à 4) et fréquence pour chaque risque ; en logistique, collision chariot/piéton, effondrement de rayonnage et incendie doivent être systématiquement cotés en gravité maximale, avec probabilité modulée par les mesures existantes.
Élaborer le plan d'actions priorisé
Respectez la hiérarchie des 9 principes généraux de prévention en priorisant la séparation physique piétons/engins, l'inspection des racks, la conformité ICPE et la gestion des CACES, avec un responsable nommé et un délai réaliste par action.
Formaliser, déposer et tenir à jour le DUERP
Rendez le DUERP accessible à tous dès le premier jour, mettez-le à jour après chaque accident ou modification des installations, et conservez toutes les versions pendant 40 ans conformément à la loi Santé au Travail de 2021.
Notre logiciel automatise ces 5 étapes en posant les bonnes questions adaptées au secteur entrepôt. Vous répondez, on génère votre DUERP conforme.
Besoin d'aide ? Lire notre guide de rédaction complet
Les unités de travail à évaluer dans votre Entrepôt
Dans un entrepôt logistique, les unités de travail correspondent aux différentes zones d'activité, qui présentent des profils de risques très distincts. La cartographie précise de ces unités est la première étape d'une évaluation des risques de qualité — chaque zone peut concentrer des risques spécifiques qu'une analyse globale de l'entrepôt ferait manquer.
Zone de stockage sur racks et allées de circulation
10-50 personnes selon la taille
Cœur opérationnel de l'entrepôt, cette zone concentre les risques les plus graves : circulation de chariots élévateurs sur des racks de 6 à 12 mètres, coactivité caristes/préparateurs piétons dans les mêmes allées, risque d'effondrement de rayonnages endommagés et chutes de charges depuis les palettes en hauteur.
Quai de réception et d'expédition
4-15 personnes
Zone de transition à haut risque entre l'entrepôt et les transporteurs extérieurs : coactivité non maîtrisée avec les chauffeurs-livreurs, sols fréquemment humides et encombrés, différences de niveau entre le quai et les planchers des camions, et exposition aux intempéries pour les docks ouverts.
Zone de préparation de commandes
15-80 personnes
Poste le plus intensif physiquement et organisationnellement : milliers de prises par vacation sous la pression permanente des objectifs WMS, exposant les préparateurs au taux de TMS et de maladies professionnelles le plus élevé de tous les postes logistiques.
Bureau d'exploitation et supervision
2-10 personnes
Les agents d'exploitation et chefs d'équipe subissent une pression continue liée à la gestion des flux et des réclamations clients, avec des risques principalement ergonomiques (travail sur écran prolongé, TMS membres supérieurs) et psychosociaux (charge mentale, gestion de crise).
Parking engins et local de charge de batteries
Variable
Zone à risques spécifiques souvent sous-estimés : dégagement d'hydrogène lors de la charge de batteries plomb-acide, emballement thermique des batteries lithium-ion, renversement d'acide en maintenance et circulation désorganisée des engins en fin de vacation.
Entrepôt frigorifique et chambre froide négative
2-20 personnes (selon surface froide)
Unité de travail distincte exigeant une évaluation spécifique : exposition chronique au froid (0 à -25 °C) avec risques d'hypothermie et de gelures, sols glissants par condensation, danger vital de verrouillage accidentel en chambre froide et risque de fuite de gaz frigorigènes (HFC, ammoniac).
Qu'est-ce qu'une unité de travail ?
Une unité de travail désigne un groupe de salariés exposés aux mêmes risques dans un même lieu ou une même situation de travail. Elle peut correspondre à un poste de travail, un atelier, un service ou un lieu géographique. L'identification des unités de travail est la première étape de l'évaluation des risques dans le DUERP.
Réglementation DUERP spécifique au secteur Entrepôt
La logistique d'entrepôt est soumise à un cadre réglementaire dense combinant les obligations générales du Code du travail, les recommandations spécifiques de la CNAM sur les chariots de manutention, la réglementation des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) et les normes techniques sur les rayonnages. Voici les principaux textes applicables.
Code du travail — Document Unique et évaluation des risques
Articles R4121-1 à R4121-4 du Code du travailObligation pour tout employeur dès le premier salarié d'élaborer et tenir à jour le DUERP, recensant tous les risques par unité de travail homogène avec cotations, mesures existantes et plan d'actions. Mise à jour annuelle obligatoire pour les entreprises de 11 salariés et plus, et lors de tout changement significatif ; conservation de toutes les versions pendant 40 ans.
Consulter le texte officielCACES chariots de manutention — Recommandation R.489
Recommandation CNAM R.489 — Articles R4323-55 à R4323-57 du Code du travailTout conducteur de chariot automoteur à conducteur porté doit être titulaire d'un CACES valide (5 ans), d'une autorisation de conduite employeur et d'un avis médical d'aptitude : ces trois documents sont obligatoires cumulativement. L'employeur doit tenir un registre des habilitations et organiser les renouvellements avant expiration.
Consulter le texte officielRayonnages métalliques — Norme NF EN 15635
Norme NF EN 15635 — Systèmes de stockage statique en acier — Utilisation et maintenanceCette norme impose une inspection visuelle hebdomadaire par un PRSES (Personne Responsable de la Sécurité des Équipements de Stockage) formé, une inspection approfondie annuelle par un expert et l'enregistrement des anomalies dans un registre. Les dommages classés rouges imposent le déchargement et la mise hors service immédiate.
Consulter le texte officielRéglementation ICPE — entrepôts couverts (rubrique 1510)
Articles L511-1 et suivants du Code de l'environnement — Arrêté ministériel du 11 avril 2017 modifiéLes entrepôts couverts de plus de 500 m² sont soumis à la rubrique 1510 ICPE (déclaration, enregistrement ou autorisation selon la superficie) ; les prescriptions obligatoires incluent sprinklers, cellules coupe-feu de 3 000 m² maximum, désenfumage, cantonnement et distances de sécurité. Ces obligations doivent être documentées dans le DUERP.
Consulter le texte officielManutentions manuelles — réglementation et valeurs limites
Articles R4541-1 à R4541-11 du Code du travail — Directive 90/269/CEEL'employeur doit réduire les manutentions manuelles à la source et, lorsqu'elles sont inévitables, évaluer les risques et mettre en place des aides mécaniques ; les valeurs indicatives à ne pas dépasser régulièrement sont 25 kg pour un adulte (15 kg pour les femmes, 10 kg pour les moins de 18 ans). Une analyse ergonomique via le programme TMS Pros est recommandée dès lors que des manutentions répétées sont identifiées.
Consulter le texte officielConvention collective nationale — transports routiers et activités auxiliaires
CCN Transports routiers et activités auxiliaires du transport — IDCC 16La majorité des entreprises de logistique d'entrepôt relèvent de cette convention collective (IDCC 16), qui définit les classifications des emplois logistiques, les conditions de travail et les obligations de formation. Elle intègre des dispositions spécifiques sur la prévention des TMS et la sécurité des engins.
Consulter le texte officielOrganismes de référence
INRS
Institut National de Recherche et de Sécurité
CARSAT
Caisse d'Assurance Retraite et Santé au Travail
Médecine du travail
Service de santé au travail interentreprises
Inspection du travail
Direction régionale (DREETS)
Mesures de prévention incontournables en Entrepôt
La prévention en entrepôt logistique s'articule autour de quatre axes prioritaires : la sécurité de la circulation des engins (premier risque mortel), la prévention des TMS liés aux manutentions (première maladie professionnelle), la sécurité incendie (premier sinistre industriel en termes de coût), et la gestion des risques psychosociaux liés aux cadences. Voici les mesures incontournables par thème.
Sécurité de la circulation des engins
4 mesures
Plan de circulation formalisé et matérialisé au sol
Priorité hauteLa séparation physique des flux piétons et engins est la mesure la plus efficace contre les collisions. Le plan de circulation doit être matérialisé au sol (peintures, lisses, barrières) et remis systématiquement aux intérimaires et aux visiteurs dès leur arrivée.
Équipements de détection piétons sur les chariots
Priorité hauteLes capteurs ultrasoniques, systèmes radar et feux Blue Spot projetant un faisceau lumineux au sol à l'avant et à l'arrière du chariot améliorent significativement la perception des piétons et réduisent les risques résiduels en complément du plan de circulation. Le retour sur investissement est démontré par la CNAM.
Gestion rigoureuse des habilitations CACES
Priorité hauteTenez un registre nominatif de toutes les habilitations CACES avec dates d'expiration et organisez les renouvellements 6 mois à l'avance, en interdisant formellement la conduite d'engins sans CACES valide, même pour des remplacements d'urgence. Formez les responsables opérationnels à vérifier les habilitations avant chaque prise de poste.
Protocole de sécurité pour les intervenants extérieurs
Priorité hauteTout chauffeur, prestataire ou visiteur doit recevoir un accueil sécurité formalisé couvrant les règles de circulation, les zones interdites et les procédures d'urgence avant toute entrée dans les zones d'engins. Ce protocole doit être signé par chaque intervenant et archivé.
Prévention des TMS et ergonomie en entrepôt
3 mesures
Démarche TMS Pros avec l'Assurance Maladie
Priorité hauteLe programme TMS Pros offre un accompagnement gratuit de 3 ans incluant une analyse ergonomique par la CARSAT et le financement partiel d'équipements d'aide à la manutention ; les entreprises ayant suivi le programme complet ont réduit leurs TMS de 25 à 40 %. La participation doit être documentée dans le DUERP.
Mécanisation de la préparation de commandes
Priorité hauteLes chariots préparateurs à plancher élévateur, convoyeurs de sortie, tables élévatrices à genoux et bras de mannequin pour le déchargement réduisent directement la pénibilité physique ; les solutions robotisées (AGV, robots de préparation) nécessitent en parallèle une réévaluation des risques de coactivité homme/machine.
Rotation des postes et pauses actives
Priorité hauteUne rotation toutes les 90 à 120 minutes entre picking bas, picking haut et palettisation, combinée à des pauses actives de 5 à 10 minutes avec exercices d'étirement, réduit la répétitivité des gestes et génère un retour rapide sur investissement en réduction des arrêts maladie selon plusieurs études INRS.
Sécurité incendie et gestion des rayonnages
3 mesures
Conformité ICPE et système de protection incendie
Priorité hauteVérifiez annuellement avec un bureau de contrôle agréé le fonctionnement des sprinklers, l'étanchéité des cellules coupe-feu, le désenfumage et les rétentions ; tenez le registre de sécurité incendie à jour pour les visites de la DREAL. La conformité ICPE est une obligation légale dont l'employeur ne peut s'exonérer.
Programme d'inspection des rayonnages
Priorité hauteDésignez un PRSES formé à la norme NF EN 15635 pour les inspections hebdomadaires et consignez toutes les anomalies dans un registre ; les dommages classés rouge imposent le déchargement immédiat, et un auditeur externe doit confirmer chaque année la conformité générale des racks aux charges admissibles.
Sécurisation de la zone de charge de batteries
Priorité hauteMettez en place un local dédié avec ventilation forcée (minimum 8 volumes/heure), détection automatique d'hydrogène liée à l'alarme incendie, revêtement antiacide et extincteurs CO2 adaptés aux batteries lithium-ion. Interdisez la charge non surveillée pendant les heures d'inoccupation de l'entrepôt.
Risques psychosociaux et organisation du travail
3 mesures
Révision des paramètres WMS et des objectifs de productivité
Priorité hauteLes paramètres WMS doivent intégrer une marge de sécurité permettant aux opérateurs de respecter les règles de sécurité sans être pénalisés sur leur taux de performance. Travaillez avec les équipes IT pour distinguer dans les alertes les retards liés à des incidents sécurité de ceux liés à un manque de productivité.
Intégration et accompagnement des travailleurs temporaires
Priorité hauteUn accueil sécurité structuré d'au moins 2 heures, avec livret remis en français et dans la langue du travailleur si nécessaire, et un tuteur désigné pendant la première semaine doivent être systématisés dès le premier jour de mission. La qualité de cet accueil doit être traçable et vérifiable.
Diagnostic RPS et plan de prévention des risques psychosociaux
RecommandéeUn diagnostic RPS par questionnaire de Karasek ou outil INRS permet de mesurer objectivement la demande psychologique et le soutien social ; il doit être renouvelé après chaque changement organisationnel majeur (nouveau WMS, réorganisation d'équipes). La ligne d'écoute psychologique confidentielle est obligatoire pour les entrepôts de 50+ salariés depuis 2021.
Rappel : hiérarchie de prévention (Code du travail)
- 1Supprimer le danger à la source (substitution de produits, suppression du poste dangereux)
- 2Réduire le risque par des moyens techniques (ventilation, revêtement antidérapant)
- 3Protéger les travailleurs par des EPI (gants, chaussures de sécurité)
- 4Former et informer les salariés (gestes et postures, sécurité incendie)
DUERP Entrepôt : Word/Excel vs logiciel spécialisé
Rédiger un DUERP pour un entrepôt logistique manuellement versus utiliser un logiciel spécialisé : voici une comparaison objective pour un entrepôt de taille intermédiaire (5 000 à 15 000 m², 50 à 100 salariés permanents).
Risques logistique pré-identifiés
Risque élevé d'oublier des risques spécifiques : ICPE, norme racks EN 15635, zone de charge batteries, protocole intervenants extérieurs
Word/Excel
Base de risques entrepôt complète : chariots, racks, quai, froid, incendie ICPE, TMS — tous pré-chargés par unité de travail
Notre logiciel
Intégration des obligations réglementaires spécifiques
Difficile de maîtriser simultanément Code du travail, CACES R.489, NF EN 15635, ICPE 1510 et CCN transports
Word/Excel
Références réglementaires sectorielles intégrées et mises à jour : CACES, NF EN 15635, ICPE, Code du travail
Notre logiciel
Temps de réalisation
2 à 4 jours pour un DUERP entrepôt complet avec les 6 unités de travail et le plan d'actions
Word/Excel
25 à 45 minutes en répondant aux questions guidées adaptées à la logistique d'entrepôt
Notre logiciel
Gestion des intérimaires dans le DUERP
Oubli fréquent de l'intégration des intérimaires dans l'évaluation — or ils sont surreprésentés dans les accidents
Word/Excel
Accueil sécurité des intérimaires intégré dans le DUERP comme mesure de prévention obligatoire
Notre logiciel
Mise à jour lors des pics d'activité ou changements WMS
Fastidieux : reprendre le document entier pour intégrer de nouveaux paramètres WMS ou une nouvelle configuration de l'entrepôt
Word/Excel
Modification ciblée par unité de travail en quelques minutes, nouvelle version archivée automatiquement
Notre logiciel
Plan de prévention pour les prestataires
Souvent oublié ou rédigé séparément sans lien avec le DUERP
Word/Excel
Plan de prévention prestataires généré automatiquement en complément du DUERP, conforme à l'article R4512-6
Notre logiciel
Questions fréquentes sur le DUERP en Entrepôt
Retrouvez les réponses aux 10 questions les plus posées sur le Document Unique en entrepôt.
D'autres questions ? Consultez notre FAQ complète sur le DUERP.
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